Le chef du gouvernement britannique, Keir Starmer, a officialisé, ce lundi 15 juin, l'adoption prochaine de nouvelles mesures restrictives à l'encontre de la Russie, dans le cadre du sommet du G7 qui se déroule actuellement. Cette annonce intervient alors que les dirigeants des sept grandes démocraties industrielles sont réunis pour discuter, entre autres, du conflit en Ukraine et de la sécurité énergétique européenne.
Selon des informations communiquées par les services du Premier ministre, ces sanctions visent à accentuer la pression économique sur le Kremlin. Le détail des mesures n'a pas encore été rendu public, mais elles devraient cibler des secteurs supplémentaires de l'économie russe, en complément des restrictions déjà imposées par Londres depuis le début de l'invasion de l'Ukraine.
Soutien à l'énergie nucléaire ukrainienne
Parallèlement à ce volet répressif, Keir Starmer a également annoncé un renforcement de l'appui britannique au secteur énergétique ukrainien, avec un accent particulier sur le nucléaire civil. Le Royaume-Uni s'engage à fournir une assistance technique et financière pour aider l'Ukraine à maintenir la sûreté et la sécurité de ses centrales nucléaires, gravement menacées par les combats et les bombardements.
Cet engagement vise à assurer la stabilité du réseau électrique ukrainien, dont la production nucléaire représente une part significative. Les frappes russes sur les infrastructures critiques ont, à plusieurs reprises, mis en péril l'approvisionnement en électricité de millions d'habitants.
Rencontre attendue avec Volodymyr Zelensky
Le locataire du 10 Downing Street devrait également s'entretenir avec le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, en marge des travaux du sommet. Cette rencontre, prévue pour durer plusieurs heures, portera sur la coordination des efforts militaires et diplomatiques, ainsi que sur les besoins immédiats de Kiev en matière de défense aérienne et de reconstruction.
Le G7 réunit cette année les dirigeants du Canada, de la France, de l'Allemagne, de l'Italie, du Japon, du Royaume-Uni et des États-Unis. La guerre en Ukraine figure en tête de l'ordre du jour, aux côtés des enjeux climatiques et de la sécurité alimentaire mondiale. Les annonces de ce lundi confirment la volonté de Londres de maintenir une ligne ferme vis-à-vis de Moscou, tout en renforçant ses liens avec Kiev.