Une élection à l’issue d’un duel interne
Le Hamas a annoncé, ce lundi 20 juillet, la nomination de Khalil al-Hayya comme nouveau chef du mouvement islamiste palestinien. Selon un haut responsable du Hamas, al-Hayya « a été élu à une majorité écrasante » à l’issue d’un second tour qui l’a opposé à Khaled Meshaal, ancien chef du bureau politique du mouvement. Ce scrutin interne intervient après l’élimination, par les forces israéliennes, de plusieurs hauts dirigeants du Hamas, dont Yahya Sinwar, tué en octobre 2024 dans la bande de Gaza.
Un négociateur chevronné et ancien prisonnier
Khalil al-Hayya, âgé d’une soixantaine d’années, était jusqu’alors le négociateur en chef du Hamas dans les pourparlers indirects avec Israël. Il a également passé plusieurs années dans les prisons israéliennes. Sa connaissance des dossiers sensibles et son rôle de premier plan dans les discussions sur un cessez-le-feu à Gaza ont renforcé sa stature au sein du mouvement.
Un contexte marqué par les pertes successives
Le Hamas se trouve affaibli par la perte de plusieurs de ses figures majeures depuis le début du conflit avec Israël. Yahya Sinwar, qui dirigeait le mouvement depuis 2017, a été « éliminé » (selon les termes de l’armée israélienne) lors d’une opération à Gaza en octobre 2024. Le processus de sélection du nouveau chef a donc été accéléré, et un second tour a été nécessaire entre al-Hayya et Meshaal pour départager les votes internes.
Quelles implications pour l’avenir ?
Alors que les négociations sur un éventuel accord de trêve restent bloquées, la désignation de Khalil al-Hayya, perçu comme un pragmatique, pourrait influencer la position du Hamas. Toutefois, aucun changement de cap stratégique n’a été annoncé pour l’instant. La communauté internationale suit de près cette succession, dans un contexte de tensions régionales persistantes.