Le groupe franco-allemand de défense KNDS a repoussé son projet d'introduction en Bourse, qui devait se dérouler simultanément à Paris et à Francfort. Cette décision, rendue publique le 1er juillet, constitue un revirement par rapport aux annonces faites quelques jours plus tôt.
Fin juin, KNDS avait officialisé son intention de s'introduire en Bourse, après la conclusion d'un accord de gouvernance paritaire entre les actionnaires français et allemands. Cet accord prévoyait notamment une montée de Berlin à 40 % du capital, instaurant un équilibre des pouvoirs entre les deux États. L'opération boursière devait permettre au groupe de lever des fonds pour financer sa croissance dans un contexte de forte demande européenne en matériel de défense.
Les raisons précises de ce report n'ont pas été officiellement communiquées par le groupe. Selon des informations concordantes, des incertitudes liées aux conditions de marché ou aux modalités techniques de l'opération pourraient expliquer ce délai. Aucune nouvelle date n'a été avancée pour l'instant.
KNDS, issu de la fusion des activités terrestres de l'allemand Krauss-Maffei Wegmann et du français Nexter, est un acteur majeur de l'industrie de défense européenne. Ses produits phares incluent le char Leclerc et le canon Caesar. L'entreprise est détenue à parité par les deux États depuis l'accord de gouvernance.
Ce report intervient alors que les marchés financiers européens connaissent des fluctuations, et que le secteur de la défense est sous pression pour augmenter ses capacités de production. L'issue de cette introduction en Bourse sera scrutée de près par les investisseurs et les gouvernements, qui y voient un test de la consolidation industrielle européenne.