L'exécutif américain a présenté un projet visant à imposer des droits de douane supplémentaires à une soixantaine de partenaires commerciaux. Cette mesure, justifiée par la lutte contre le travail forcé, ciblerait notamment la Chine et l'Union européenne.

Selon la proposition, ces économies sont accusées de ne pas avoir instauré d'interdiction sur l'importation de marchandises produites grâce à une main-d'œuvre contrainte. Washington estime que cette carence justifie le recours à des taxes douanières punitives.

Les autorités américaines n'ont pas encore précisé le montant exact des droits envisagés ni le calendrier de mise en œuvre. Cette annonce s'inscrit dans le prolongement des politiques commerciales restrictives menées par l'administration Trump, qui utilise régulièrement des arguments liés aux droits humains pour justifier des barrières tarifaires.

La Chine et l'Union européenne, deux des principales cibles, n'ont pour l'instant pas réagi officiellement à cette proposition. Les experts estiment que cette initiative pourrait raviver les tensions commerciales entre les États-Unis et leurs partenaires, déjà mises à rude épreuve par les précédentes hausses de droits de douane.

Cette décision intervient alors que la question du travail forcé occupe une place croissante dans le discours politique américain. Le gouvernement Trump a déjà adopté par le passé des mesures similaires, notamment à l'encontre de secteurs spécifiques comme le coton ou l'industrie textile du Xinjiang.