L'économie du Royaume-Uni a enregistré une contraction de 0,1 % au mois d'avril, selon les données officielles publiées par l'Office for National Statistics (ONS). Ce repli, qui était attendu par les analystes, intervient après une croissance plus forte que prévu en mars, lorsque les consommateurs avaient avancé leurs dépenses en raison des craintes liées au conflit au Moyen-Orient.

L'ONS a précisé que le recul d'avril était principalement dû à une baisse de la production dans le secteur des services, un moteur clé de l'économie britannique. Cette diminution a été en partie compensée par une augmentation de l'activité dans le secteur de la construction.

Croissance trimestrielle positive

Sur une période de trois mois, de février à avril inclus, l'économie a toutefois affiché une croissance de 0,7 % par rapport aux trois mois précédents. Ce chiffre suggère une dynamique économique sous-jacente plus solide que ne le laisse entendre le seul résultat mensuel.

Les analystes avaient anticipé une légère contraction pour avril, après la surprise positive de mars où l'économie avait progressé de 0,3 %, un résultat qui avait déjoué les prévisions d'un ralentissement. Ce rebond de mars avait été attribué à des achats anticipés de la part des ménages, inquiets des répercussions économiques de la guerre en Iran.

Le secteur des services en berne

La contraction d'avril met en lumière la fragilité persistante du secteur des services, qui représente environ 80 % de l'activité économique du Royaume-Uni. La baisse de production dans ce domaine n'a pas été totalement compensée par la bonne tenue du bâtiment, qui a connu une progression.

Les prochains mois seront scrutés de près par les économistes et la Banque d'Angleterre, alors que l'inflation reste au-dessus de l'objectif de 2 %, en partie sous l'effet des tensions géopolitiques. La Banque d'Angleterre doit trouver un équilibre entre le soutien à la croissance et la maîtrise des prix, dans un contexte où les prévisions de croissance pour 2026 ont récemment été revues à la hausse par le Fonds monétaire international, passant de 0,8 % à 1 %.