Le frère du souverain britannique se retrouve une nouvelle fois au centre d'une controverse. Andrew Mountbatten-Windsor, qui a perdu ses titres royaux en 2025 à la suite du scandale lié à ses relations avec Jeffrey Epstein, est épinglé par un rapport du National Audit Office (NAO), l'instance de contrôle des comptes publics du Royaume-Uni. Ce document, rendu public le 5 juin, porte sur les modalités d'occupation des résidences de la famille royale et pointe des pratiques qui suscitent l'émoi outre-Manche.
Selon les conclusions du NAO, l'ancien prince Andrew aurait, de 2003 jusqu'en avril 2026, sous-loué trois cottages situés sur le domaine de Royal Lodge. Cette propriété, située à une trentaine de kilomètres à l'ouest de Londres dans le parc de Windsor, abrite un manoir de trente pièces qu'il occupait lui-même. L'enquête du contrôleur des comptes établit que le duc d'York déchu n'acquittait aucun loyer pour cette résidence principale.
Des conditions d'occupation avantageuses
Le rapport précise que le prince Andrew avait initialement versé une prime d'un million de livres sterling pour s'installer à Royal Lodge, en compagnie de son ex-épouse Sarah Ferguson. Il s'était également engagé à financer des travaux de rénovation à hauteur de 7,5 millions de livres (environ 9 millions d'euros). En contrepartie de cet investissement, un bail de soixante-quinze ans lui avait été accordé à un loyer qualifié de « symbolique ». Le National Audit Office affirme que ce loyer était « en réalité de zéro ».
Des revenus locatifs non déclarés
Pendant plus de vingt ans, Andrew Mountbatten-Windsor aurait donc tiré des revenus de la sous-location des trois cottages du domaine, dont les locataires ont depuis libéré les lieux. Le montant exact des loyers perçus n'a pas été divulgué par le rapport d'audit. Le NAO indique que ces informations ne sont pas connues. Andrew réside désormais sur le domaine privé du roi à Sandringham, dans l'est de l'Angleterre.
Les filles de l'ancien prince également logées
Le document du NAO met également en lumière la situation des filles de l'ancien prince, Beatrice et Eugenie. Ces dernières, qui n'exercent pas de fonctions officielles au sein de la monarchie, bénéficient d'appartements dans des palais royaux londoniens. Le rapport précise que le loyer de ces logements est acquitté sur les revenus personnels du roi Charles III.
Cette nouvelle affaire relance les interrogations sur la gestion des finances de la Couronne britannique et sur les privilèges accordés à certains membres de la famille royale, alors que l'opinion publique se montre de plus en plus attentive à la transparence des dépenses publiques.