Benjamin Netanyahu a donné instruction à l'armée israélienne d'accroître sa zone de contrôle dans la bande de Gaza jusqu'à 70 % du territoire, une décision qui contredit les termes de l'accord de cessez-le-feu signé en octobre 2025, selon des informations concordantes. Cette extension, qui intervient alors que la trêve restait fragile, est perçue comme une escalade majeure dans le conflit.
Le week-end dernier, deux frappes aériennes ont frappé des secteurs de l'enclave, faisant plusieurs morts et des dizaines de blessés, d'après des responsables locaux. Ces opérations ont lieu dans un contexte où la famine et les pénuries sévissent déjà, et où la population civile subit des conditions de vie de plus en plus précaires.
L'accord de cessez-le-feu d'octobre 2025, qui avait mis fin à plusieurs mois de combats intenses, prévoyait un retrait progressif des forces israéliennes et une augmentation de l'aide humanitaire. Or, l'ordre donné par le chef du gouvernement israélien d'étendre le contrôle militaire sur une large partie du territoire risque de remettre en cause l'ensemble du processus de désescalade.
Des observateurs soulignent que cette décision pourrait compromettre les négociations en cours et raviver les hostilités à grande échelle. La situation humanitaire dans la bande de Gaza, déjà qualifiée de catastrophique par plusieurs organisations, pourrait encore se détériorer avec cette nouvelle phase de l'offensive israélienne.