L'Égypte a signé, dimanche 21 juin à Vancouver, la première victoire de son histoire en Coupe du monde en s'imposant face à la Nouvelle-Zélande (3-1) dans le cadre de la deuxième journée du groupe G. Menés au score à la pause, les hommes du sélectionneur ont renversé la rencontre en seconde période grâce à un Mohamed Salah décisif, auteur d'un but et d'une passe décisive.
Les Néo-Zélandais avaient pourtant bien entamé la partie. Dès la première minute, le gardien égyptien Mostafa Shoubir était contraint à une intervention. La pression des All Whites se concrétisait à la quinzième minute : sur un corner de Tim Payne, Finn Surman s'élevait plus haut que tout le monde pour placer une tête imparable (1-0). Les hommes en blanc maintenaient leur emprise et laissaient peu d'espaces aux attaquants égyptiens, malgré une tentative de Salah sur coup franc qui filait à côté (35e).
La seconde période a radicalement changé la donne. Dès le retour des vestiaires, les Pharaons mettaient la défense néo-zélandaise sous pression. Mostafa Zico, entré en jeu, égalisait à la 63e minute, offrant une première bouffée d'air à son équipe. Quatre minutes plus tard, Salah transformait une passe de Zico en but (67e), déclenchant une explosion de joie parmi les supporters égyptiens, nombreux dans les tribunes du BC Place. Le capitaine célébrait son soixante-huitième but international en serrant le poing avant d'être submergé par ses coéquipiers. Trezeguet scellait la victoire d'un troisième but pour les Pharaons en fin de match.
Au classement, ce succès propulse l'Égypte en tête du groupe G avec quatre points, devant la Belgique et l'Iran, qui avaient fait match nul plus tôt dans la journée (0-0). La Nouvelle-Zélande, avec un point, devra impérativement s'imposer face à la Belgique lors de la dernière journée pour espérer se qualifier. Les Égyptiens, de leur côté, affronteront l'Iran, et une simple égalité pourrait leur suffire pour atteindre les seizièmes de finale.
Sur le plan individuel, le gardien Mostafa Shoubir a réalisé quatre arrêts, un total égal à celui de son homologue néo-zélandais Max Crocombe. L'entraîneur égyptien, qui avait démenti toute brouille avec Salah avant la rencontre, a vu son équipe faire preuve d'un mental solide pour renverser un scénario qui s'annonçait défavorable. La performance du capitaine, honoré par une ovation debout au moment de sa sortie à la 85e minute, a une fois de plus porté les siens vers un exploit historique.