Alors que les températures estivales grimpent et que la demande d’électricité explose, l’Irak cherche à diversifier son mix énergétique pour éviter les coupures récurrentes. Le gouvernement irakien tourne désormais son regard vers une ressource abondante sur son territoire : le soleil.
Un potentiel solaire longtemps sous-exploité Avec un ensoleillement parmi les plus élevés au monde, l’Irak possède des atouts naturels considérables pour produire de l’électricité photovoltaïque. Pourtant, les autorités n’ont véritablement commencé à s’intéresser à cette technologie que ces dernières années. L’essentiel de l’approvisionnement électrique du pays repose encore sur les centrales thermiques au gaz et au pétrole, souvent vétustes et insuffisantes.
Une crise électrique saisonnière Chaque été, le réseau irakien est mis sous tension. La chaleur extrême – jusqu’à 50 degrés Celsius dans certaines régions – pousse la climatisation à son maximum, tandis que les infrastructures de production et de transport peinent à suivre. Les coupures de courant, qui peuvent durer plusieurs heures par jour, touchent aussi bien les foyers que les services publics, suscitant un mécontentement populaire récurrent.
Un virage tardif mais prometteur Malgré ce retard, le potentiel solaire irakien attire aujourd’hui l’attention des décideurs. Plusieurs projets de centrales photovoltaïques ont été annoncés, et le gouvernement cherche à attirer des investisseurs étrangers. L’objectif affiché est de réduire la dépendance aux hydrocarbures, de stabiliser le réseau et de répondre à une demande croissante.
Reste à savoir si cette nouvelle orientation permettra d’éviter les blackouts de l’été prochain. La mise en œuvre concrète des projets, le financement et la sécurisation des sites demeurent des défis majeurs dans un pays marqué par l’instabilité politique et les contraintes budgétaires.