L'Iran a annoncé la fermeture du détroit d'Ormuz, ont fait savoir les autorités iraniennes. Cette voie maritime stratégique, par laquelle transite une part considérable du pétrole mondial, est désormais présentée comme inaccessible.
Cette annonce intervient dans un contexte marqué par la signature récente d'un accord entre Washington et Téhéran. Ce pacte surprise, conclu il y a quelques jours, avait entraîné une chute des cours du pétrole, les marchés saluant la levée des tensions autour du détroit. La décision iranienne semble donc contredire l'esprit de cet accord.
Aucun détail n'a été fourni sur les raisons de cette fermeture, ni sur sa durée. Il n'est pas possible, à ce stade, de vérifier de manière indépendante si la mesure est effectivement en vigueur. Les observateurs s'interrogent sur la portée réelle de cette annonce : s'agit-il d'une menace de négociation ou d'une action concrète ?
Le détroit d'Ormuz est un point de passage essentiel pour environ un cinquième du pétrole transporté par voie maritime. Sa fermeture, même temporaire, pourrait provoquer une flambée des prix du brut et perturber l'approvisionnement énergétique de nombreux pays.
La communauté internationale suit la situation avec attention. Les États-Unis, partie prenante de l'accord récent, n'ont pas encore réagi officiellement à cette annonce. L'avenir de l'entente entre les deux pays paraît désormais incertain.
Ce dénouement intervient alors que les marchés pétroliers étaient encore sous l'effet de l'accord précédent. Les investisseurs redoutent un retour de la volatilité.