Fin mai, des informations faisant état d’une avancée majeure dans les pourparlers entre les États-Unis et l’Iran avaient suscité un vif optimisme sur les places boursières. Un mémorandum d’entente de 60 jours semblait sur le point d’être conclu, les deux parties s’accordant sur une trêve prolongée. Les indices actions avaient alors bondi, portés par l’idée qu’une détente géopolitique réduirait les tensions au Moyen-Orient et allégerait la pression sur les prix de l’énergie.

Le feu vert présidentiel en suspens L’accord restait toutefois conditionné à l’approbation du président américain. Ce dernier, en déplacement ou en réunion avec ses conseillers, a d’abord laissé entendre qu’une décision serait prise rapidement, tout en signalant vouloir des modifications au texte négocié. Selon des responsables proches du dossier, il estimait que certaines clauses devaient être renforcées, sans que leur nature précise n’ait été divulguée. La procureure générale, interrogée sur le sujet, a refusé de s’exprimer, tandis que le chef de l’État affirmait en public que les discussions « allaient bien se terminer ».

Revirement et paralysie des échanges Très vite, le processus s’est enlisé. Des rapports ont fait état d’une interruption des échanges entre les deux capitales. Les négociateurs iraniens auraient cessé de répondre aux sollicitations américaines, tandis que Washington tentait de faire passer de nouvelles exigences. L’optimisme initial a laissé place à une période d’incertitude, les investisseurs oscillant entre espoir de paix et crainte d’une reprise des hostilités. Le prix du brut, qui avait reculé dans l’attente d’un accord, a recommencé à grimper, alimenté par des rumeurs contradictoires.

Nouvelles frappes et ripostes À partir du début du mois de juin, la situation s’est dégradée sur le terrain. L’Iran a tiré des missiles en direction d’Israël, une action que les autorités israéliennes ont qualifiée d'« escalade grave ». En représailles, les forces armées américaines ont mené des frappes contre des positions iraniennes. Le président américain a promis que Téhéran « paierait le prix » de ces attaques et a annoncé de nouvelles opérations militaires. Les échanges de tirs se sont poursuivis pendant plusieurs jours, les États-Unis affirmant avoir intercepté une partie des projectiles adverses.

Conséquences économiques Cette escalade a provoqué une onde de choc sur les marchés. Les valeurs technologiques, particulièrement exposées aux incertitudes géopolitiques, ont chuté, tandis que les cours du pétrole s’envolaient. L’indice des prix à la consommation a atteint son plus haut niveau depuis trois ans, compliquant la tâche de la banque centrale américaine. Le président a renouvelé ses appels à une baisse des taux d’intérêt, mais les investisseurs restent préoccupés par l’absence de perspectives claires de désescalade.

Regard vers l’avenir Alors que les discussions diplomatiques semblent au point mort et que les frappes continuent, la communauté internationale observe avec inquiétude la dégradation des relations entre les deux pays. La trêve évoquée fin mai n’aura duré que quelques jours, laissant la place à un cycle de violences dont l’issue demeure incertaine.