L’Iran a fermé le détroit d’Ormuz, l’une des voies maritimes les plus fréquentées au monde, invoquant des violations de l’accord de cessez-le-feu au Liban imputées aux États-Unis et à Israël. L’annonce a été faite par les autorités iraniennes, qui ont qualifié cette mesure de « première étape » en réponse à ce qu’elles considèrent comme un non-respect des engagements liés aux affrontements en cours au Liban.

Téhéran a prévenu que des mesures supplémentaires seraient prises si « l’agression » se poursuivait, sans préciser la nature exacte de ces éventuelles actions. La fermeture du détroit, qui constitue un point de passage essentiel pour le transport pétrolier mondial, risque de provoquer une onde de choc sur les marchés énergétiques et d’accroître les tensions déjà vives dans la région.

Cette décision survient alors qu’Israël a mené des frappes au Liban, malgré l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu négocié par les États-Unis. Selon des bilans locaux, au moins seize personnes ont été tuées dans ces bombardements, qui ont visé plusieurs localités du sud du pays. Des organisations non gouvernementales ont également dénoncé des attaques contre le personnel médical sur le terrain.

Les relations entre Washington et Téhéran se sont considérablement dégradées ces dernières semaines, après une série d’échanges militaires autour du détroit d’Ormuz et de bases américaines dans le Golfe. La fermeture du détroit marque une escalade significative dans ce conflit, alors que les efforts diplomatiques, notamment une médiation pakistanaise, n’avaient pas permis de stabiliser la situation.