L'Iran a annoncé mercredi 2 juillet qu'il allait mobiliser une partie de ses avoirs gelés au Qatar pour acquérir des produits essentiels, concrétisant ainsi un volet de l'accord de cessez-le-feu conclu avec les États-Unis. Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, a précisé que des réunions avec les responsables qataris, dont ceux de la Banque centrale, avaient permis de définir les modalités de dépense d'une première tranche de six milliards de dollars.
Un mécanisme encore en cours de définition
« Lors des rencontres avec les responsables qataris, y compris la Banque centrale, un certain nombre de questions liées à la dépense d'une partie des six premiers milliards de dollars ont été examinées », a déclaré M. Gharibabadi, cité par l'agence de presse officielle iranienne IRNA. « Il a été convenu que, sur la base des besoins communiqués par notre pays, les biens requis seraient achetés et mis à la disposition de l'Iran. »
Le protocole d'accord ayant mis fin aux hostilités entre Téhéran et Washington prévoit que les États-Unis autorisent l'accès aux actifs iraniens gelés ou restreints dans le cadre de sa mise en œuvre. Toutefois, le fonctionnement précis du mécanisme de déblocage et d'utilisation des fonds, tout comme son calendrier d'application, n'ont pas été intégralement clarifiés à ce stade.
Le rôle central du Qatar dans la médiation
L'émirat du Golfe, qui a servi de médiateur dans les pourparlers indirects entre l'Iran et les États-Unis, s'est dit favorable à la poursuite des discussions. Les négociations, qui se sont tenues à Doha, ont été décrites par le vice-ministre iranien comme étant « conclues ». Parallèlement, le président américain Donald Trump a estimé que le processus de dénucléarisation de l'Iran « avançait bien ».
Un contexte régional toujours tendu
Ces annonces interviennent dans un environnement marqué par d'autres développements diplomatiques et militaires. Le ministère israélien de la Défense a indiqué que les troupes resteraient déployées au Liban, en Syrie et à Gaza « jusqu'à nouvel ordre ». Par ailleurs, les États-Unis ont signé un accord pour la construction d'un nouveau complexe d'ambassade permanent à Jérusalem, une décision saluée par Israël comme le reflet d'une « alliance indéfectible ». Le Commandement central américain (CENTCOM) a également affirmé sa coordination avec les partenaires régionaux à l'issue d'une conférence de sécurité réunissant les responsables de Bahreïn, d'Égypte, de Jordanie, du Koweït, du Liban, d'Oman, du Qatar, d'Arabie saoudite, de Syrie, des Émirats arabes unis et du Yémen.