L'Iran a fermé dimanche 7 juin l'espace aérien de la partie occidentale de son territoire, une décision prise après le lancement de missiles en direction d'Israël. La mesure, qualifiée de temporaire par les autorités iraniennes, a été justifiée par des considérations de sécurité et de sûreté, a indiqué le porte-parole de l'Organisation nationale de l'aviation civile, Majid Akhavan, dans un communiqué relayé par l'agence de presse officielle IRNA.
Des frappes présentées comme un avertissement
Le Corps des Gardiens de la révolution islamique a précisé que ces tirs constituaient un « avertissement », prévenant que toute réitération d'« agressions » entraînerait des représailles visant l'ensemble des cibles américaines et israéliennes dans la région. Ces déclarations interviennent après que l'armée israélienne a affirmé avoir intercepté des projectiles tirés depuis le Liban, en dépit d'un cessez-le-feu en vigueur. Par ailleurs, les États-Unis ont annoncé avoir détruit deux drones iraniens qui menaçaient le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz.
Réactions internationales
De son côté, le président américain Donald Trump a appelé à la retenue dans un entretien accordé au site Axios. « J'appelle Bibi tout de suite pour lui dire de ne pas riposter », a-t-il déclaré, estimant que « chacun a eu son amusement : Israël a eu sa frappe, et l'Iran a eu sa frappe. Nous n'en avons pas besoin d'une autre ». Il a ajouté que les tirs iraniens « n'ont blessé personne » et a espéré qu'Israël ne répondrait pas, sous peine de voir le conflit se perpétuer. Il a également réaffirmé que les États-Unis et l'Iran étaient « très proches » de parvenir à un accord de cessez-le-feu.
Mesures de précaution régionales
Les pays voisins de l'Iran, l'Irak et la Syrie, ont également annoncé la fermeture de leur propre espace aérien par mesure de précaution. Parallèlement, un attentat à la perpétration d'une fusillade en Israël a fait un mort et plusieurs blessés.