Téhéran a lancé une salve de missiles balistiques contre Israël ce dimanche, rompant ainsi une trêve relative et abandonnant les négociations en cours. L'armée israélienne a confirmé une nouvelle vague d'attaques alors que des images montrent des projectiles traversant le ciel du pays. Cette escalade intervient au lendemain d'une frappe israélienne meurtrière dans la banlieue sud de Beyrouth, une zone densément peuplée.
La riposte iranienne met un terme aux efforts de dialogue qui semblaient timidement progresser entre Washington et Téhéran. Selon des responsables iraniens, la décision de lancer ces missiles traduit une perte de patience face à ce qu'ils qualifient de violations répétées du cessez-le-feu par Israël et les États-Unis. L'Iran avait prévenu qu'il reviendrait à une « confrontation directe » si les pourparlers n'aboutissaient pas.
La frappe israélienne à Beyrouth, qui a causé de nombreuses victimes, a été le déclencheur immédiat de cette escalade. Les sirènes ont retenti dans de nombreuses localités israéliennes, poussant la population à se réfugier dans les abris. L'armée de l'air a activé ses systèmes de défense antimissile tandis que les écoles et les administrations étaient fermées dans plusieurs régions.
Sur le plan diplomatique, la situation suscite une vive inquiétude. Plusieurs capitales occidentales ont appelé à la retenue, tandis que des pays de la région, comme le Pakistan, ont exhorté à une cessation immédiate des hostilités. Le Conseil de sécurité des Nations unies devait se réunir en urgence pour examiner la situation. Les observateurs craignent un conflit régional majeur alors que les deux camps disposent d'arsenaux importants.
Les implications économiques sont déjà palpables. Les marchés pétroliers ont réagi avec nervosité, le brut grimpant de plusieurs dollars en raison des craintes d'une perturbation du trafic dans le détroit d'Ormuz, par lequel transite une part significative du pétrole mondial. Les Bourses du Golfe ont également subi des baisses sensibles.
Sur le plan militaire, la nouvelle vague de missiles iraniens semble plus massive et coordonnée que les précédentes, utilisant des projectiles à longue portée capables d'atteindre des cibles stratégiques en Israël. L'état-major israélien a annoncé avoir intercepté la majorité des tirs, mais a reconnu que certains étaient parvenus à traverser les défenses, causant des dégâts dans le centre du pays sans faire de victimes dans l'immédiat.
La communauté internationale observe avec inquiétude ce nouveau cycle de violence qui menace de déstabiliser définitivement un Moyen-Orient déjà fragile. Des efforts de médiation, menés notamment par le Qatar et la Turquie, tentent de rétablir un canal de communication entre les belligérants, mais sans succès pour l'instant. La France et la Chine ont également proposé leurs bons offices.
L'Iran justifie ses tirs comme une réponse proportionnée à ce qu'il considère comme une agression israélienne contre un État souverain, le Liban. Téhéran affirme avoir ciblé des sites militaires israéliens, évitant délibérément les zones civiles. De son côté, Israël promet une riposte « sévère et mesurée », tout en consultant ses alliés américains. Le Pentagone a annoncé renforcer sa présence navale en Méditerranée orientale.