Alors que la planète subit déjà des vagues de chaleur meurtrières, l'Organisation météorologique mondiale (OMM) des Nations unies a prévenu qu'un record de température annuel est presque certain d'ici à 2030. Dans un rapport produit par le Met Office britannique, l'agence onusienne estime à 86 % la probabilité qu'au moins une année entre 2026 et 2030 surpasse le record absolu de chaleur établi en 2024.
Ce record pourrait tomber dès 2027, avec l'arrivée attendue d'un phénomène El Niño dans le courant de l'année. El Niño, qui réchauffe les eaux du Pacifique, amplifie la hausse des températures mondiales déjà provoquée par les gaz à effet de serre.
Les émissions de dioxyde de carbone issues des combustibles fossiles continuent d'augmenter, piégeant davantage de chaleur dans l'atmosphère et alimentant des phénomènes météorologiques extrêmes plus intenses. Cette semaine, une vague de chaleur exceptionnelle a frappé le Royaume-Uni et l'Europe, illustrant la montée en puissance des extrêmes climatiques.
Le réchauffement mondial est déjà estimé tuer une personne par minute dans le monde, selon des travaux antérieurs cités dans l'alerte. Ce bilan pourrait s'alourdir si les émissions ne baissent pas rapidement. Le rapport de l'OMM souligne l'urgence d'une action climatique pour éviter une aggravation des impacts.
Le Met Office britannique, qui a élaboré les projections pour l'OMM, base ses prévisions sur les modèles climatiques les plus récents. Les scientifiques mettent en garde contre une « spirale » des impacts climatiques, avec des records de chaleur qui se succèdent à un rythme inquiétant.
Les experts alertent également sur le caractère « ahurissant » des récentes vagues de chaleur printanières meurtrières qui ont sévi en Europe. Alors que le continent suffoque, les décideurs politiques sont sous pression pour accélérer la transition énergétique et réduire les émissions de gaz à effet de serre.