Dans un ouvrage qui vient de paraître, l'ancienne première dame des États-Unis, Jill Biden, revient sur le débat présidentiel de 2024 qui avait opposé son époux, alors candidat à sa réélection, au républicain Donald Trump. Elle confie avoir eu la conviction, en voyant la prestation de Joe Biden à l'écran, qu'il était victime d'un accident vasculaire cérébral.
Âgé de 81 ans au moment du face-à-face, le président démocrate était apparu confus, peinant à articuler et se trompant sur plusieurs sujets. Son épouse décrit une scène qui l'a profondément marquée : « Je ne l'avais jamais vu comme ça avant ou depuis », écrit-elle dans ses mémoires, citée par plusieurs médias. Elle ajoute avoir immédiatement pensé qu'il s'agissait d'un AVC, exprimant ainsi l'inquiétude qui l'a saisie devant la dégradation soudaine de l'état de son mari.
Des confessions qui nourrissent les critiques de Donald Trump
Sans surprise, les révélations de Jill Biden ont suscité une vive réaction de la part de Donald Trump. Sur son réseau social, le président républicain s'est moqué de ces confessions, estimant qu'elles confirmaient les doutes sur la santé de son adversaire. « Elle admet enfin qu'elle ne savait pas quel était le problème avec “Joe l'endormi” », a-t-il lancé, reprenant le surnom qu'il attribue régulièrement à l'ancien locataire de la Maison-Blanche.
Un débat qui a bouleversé la campagne
Ce débat, organisé en juin 2024, avait marqué un tournant dans la campagne présidentielle. La performance chancelante de Joe Biden avait jeté un doute sur sa capacité à briguer un second mandat, conduisant à des appels croissants au sein de son propre parti pour qu'il se retire de la course. Quelques semaines plus tard, il annonçait en effet renoncer à se représenter, laissant la voie libre à la vice-présidente Kamala Harris pour affronter Donald Trump.
Les confidences de Jill Biden offrent un éclairage inédit sur les coulisses de cette séquence politique, révélant l'angoisse personnelle de l'entourage du président face à son état de santé. Elles relancent également le débat sur la transparence médicale des candidats à la plus haute fonction de l'État, un sujet qui avait occupé le devant de la scène durant cette campagne hors norme.