L'Union européenne a vivement critiqué la Russie lors d'une session du Conseil de sécurité des Nations unies, rejetant catégoriquement les affirmations de Moscou selon lesquelles ses frappes en Ukraine ne cibleraient que des infrastructures militaires. « Personne ne croit la Russie lorsqu'elle affirme qu'elle frappe uniquement des cibles militaires », a déclaré le représentant de l'UE devant l'assemblée.

Cette prise de parole intervient alors que les bombardements russes se poursuivent sur le territoire ukrainien, touchant régulièrement des zones résidentielles, des écoles, des hôpitaux et des réseaux énergétiques. La délégation européenne a souligné que les dommages causés aux civils et aux infrastructures civiles contredisent directement la version officielle du Kremlin.

L'UE a appelé la communauté internationale à ne pas se laisser tromper par ce qu'elle qualifie de désinformation systématique de la part des autorités russes. Elle a également rappelé que de tels actes pourraient constituer des violations du droit international humanitaire, qui impose de distinguer clairement entre objectifs militaires et populations civiles.

Un réquisitoire appuyé par plusieurs États membres

Plusieurs pays membres de l'UE présents à la séance ont renforcé ce message en apportant des éléments concrets sur les frappes récentes. Des images satellite et des témoignages de terrain ont été présentés pour étayer l'accusation selon laquelle les forces russes mèneraient des attaques indiscriminées, voire délibérément ciblées contre des sites civils.

Un diplomate européen a insisté sur le fait que « les preuves s'accumulent jour après jour » et que la communauté internationale ne peut plus fermer les yeux sur cette réalité. Il a dénoncé une stratégie de la terreur visant à briser le moral de la population ukrainienne et à saper les capacités de résistance du pays.

La Russie maintient sa position

De son côté, la délégation russe a réitéré sa position officielle, assurant que ses forces armées respectent scrupuleusement le droit international et ne ciblent que des installations militaires ou des infrastructures directement liées à l'effort de guerre ukrainien. Moscou a dénoncé ce qu'elle considère comme une campagne de désinformation menée par les Occidentaux.

Cependant, les représentants de plusieurs pays non alignés ont exprimé leur préoccupation face à l'escalade des violences et aux pertes civiles, sans pour autant prendre explicitement parti dans ce débat.

Des conséquences humanitaires dramatiques

Au-delà de la joute diplomatique, la situation sur le terrain continue de se dégrader. Les organisations humanitaires rapportent que des millions d'Ukrainiens sont privés d'accès à l'eau, à l'électricité et aux soins médicaux en raison des destructions systématiques des infrastructures critiques. L'UE a appelé à un cessez-le-feu immédiat et à la mise en place de couloirs humanitaires sécurisés.

Cette intervention onusienne marque une nouvelle étape dans la pression diplomatique exercée par Bruxelles sur Moscou, alors que le conflit s'enlise et que les frappes sur les civils ne faiblissent pas.