Paris, 13 juillet 2026 – Une trentaine de chefs d’État et de gouvernement se sont retrouvés à l’hôtel des Invalides, à Paris, pour un sommet de la « coalition des volontaires » consacré au soutien militaire à l’Ukraine. Lancée en 2024 par la France et le Royaume-Uni afin de préparer des garanties de sécurité en cas de cessez-le-feu avec la Russie, cette coalition compte désormais 37 membres, dont la quasi-totalité des pays européens, la Turquie, le Canada, l’Australie, le Japon et la Nouvelle-Zélande. Les États-Unis n’en font pas partie, mais le président américain Donald Trump a manifesté un revirement récent en faveur de Kiev, notamment lors du G7 d’Évian et du sommet de l’OTAN à Ankara.
Création d’une « alliance antibalistique »
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a salué l’émergence d’une « coalition antibalistique », fruit d’un accord entre neuf pays européens et l’Ukraine. Ce partenariat vise à développer des capacités de défense antimissile face à la menace balistique russe. « C’est une journée historique pour nous tous », a déclaré Volodymyr Zelensky à l’issue de la réunion. De son côté, Emmanuel Macron a confirmé que la force multinationale dédiée à l’Ukraine, dont l’état-major est installé au Mont-Valérien, près de Paris, est désormais « prête à agir ». Le commandement de cette force doit passer de la France au Royaume-Uni pour les douze prochains mois.
Livraisons d’armements et commande de Rafale
Les alliés ont réitéré leur détermination à amplifier l’aide militaire. Plusieurs armements doivent être livrés à court terme. Kiev a parallèlement annoncé la commande de seize avions de chasse Rafale, un signal fort de la montée en puissance de sa coopération avec l’industrie de défense française. Environ 500 militaires européens et ukrainiens participeront au défilé du 14 Juillet sur les Champs-Élysées, symbole de cette solidarité affichée.
La Russie dénonce une « coalition va-t-en-guerre »
Moscou a immédiatement condamné ce sommet, qualifiant la coalition de « va-t-en-guerre ». La réaction russe intervient alors que le conflit entre dans sa cinquième année et que la pression militaire s’accentue sur l’Ukraine. La coalition, elle, insiste sur son objectif : « mettre l’Ukraine dans la position la plus forte possible », selon les termes employés par des participants.
Un « réveil stratégique » européen
Pour Emmanuel Macron, ce sommet s’inscrit dans la volonté de renforcer l’autonomie stratégique de l’Europe. La coalition des volontaires, après avoir abouti en janvier 2026 à une « Déclaration de Paris » sur les garanties de sécurité, passe désormais à une phase opérationnelle. Des exercices conjoints doivent être multipliés dans les mois à venir. Si tous les États membres ne sont pas prêts à déployer des troupes au sol en Ukraine, les moyens militaires – missiles, drones, défense aérienne – sont désormais mieux définis pour surveiller et garantir un éventuel cessez-le-feu.
Ce sommet parisien marque ainsi un tournant dans l’engagement des alliés, qui entendent montrer que leurs promesses ne restent pas lettre morte.