La NASA a annoncé, mercredi 3 juin 2026, la fin de sa mission MAVEN, l'orbiteur martien dédié à l'étude de l'atmosphère et de l'évolution de la planète rouge. L'engin, qui avait atteint l'orbite martienne en septembre 2014, n'a plus donné signe de vie depuis décembre 2025, soit six mois avant cette décision.

Une mission bien plus longue que prévu Conçu initialement pour une durée de fonctionnement d'un à deux ans, MAVEN (Mars Atmosphere and Volatile Evolution) a largement dépassé les espérances de ses concepteurs. Pendant plus d'une décennie, il a fourni des données essentielles sur la composition de l'atmosphère martienne, les mécanismes d'érosion par le vent solaire et l'histoire climatique de la planète. Son succès a permis de mieux comprendre comment Mars a perdu l'essentiel de son atmosphère et de son eau liquide au fil des milliards d'années.

Une perte de contact définitive Le dernier signal reçu de MAVEN date de fin 2025. Malgré plusieurs tentatives de rétablir la communication, les ingénieurs de la NASA n'ont pas réussi à renouer le contact. L'agence a donc décidé de mettre fin officiellement à la mission et de procéder à la désactivation de l'orbiteur. Ce type de décision est classique lorsque les systèmes d'un engin spatial vieillissant ne permettent plus d'assurer un fonctionnement fiable.

Un héritage scientifique important Au cours de ses années d'activité, MAVEN a notamment permis de cartographier les échappements atmosphériques, d'étudier les tempêtes de poussière martiennes et d'observer les interactions entre le vent solaire et la haute atmosphère de la planète. Ses observations ont également servi de relais de communication pour d'autres missions à la surface de Mars, comme les rovers Curiosity et Perseverance.

La NASA n'a pour l'instant pas précisé si un autre orbiteur pourrait reprendre certaines de ses fonctions. Plusieurs autres engins sont déjà en orbite autour de Mars, dont Mars Reconnaissance Orbiter et Mars Express de l'Agence spatiale européenne. Avec la fin de MAVEN, le réseau de communications martiennes s'appauvrit, mais les données accumulées continueront d'être exploitées par les chercheurs pendant des années.