La Coupe du monde 1970, organisée au Mexique, a confronté les sélections à des conditions de chaleur et d'altitude inhabituelles. Pour y faire face, les équipes ont déployé des stratégies variées, allant de l'entraînement en haute montagne à la confection de maillots adaptés. L'un des cas les plus marquants est celui de l'équipe de Bulgarie. Soucieux de préparer leurs joueurs à l'altitude, les dirigeants bulgares ont envoyé leur groupe s'entraîner dans les monts Pirin, au sud de Sofia, à plusieurs milliers de mètres au-dessus du niveau de la mer. L'idée semblait bonne jusqu'à ce qu'ils constatent que la température dans cette région était proche de zéro degré, loin des températures clémentes du Mexique (entre 20 et 30 degrés). Pour tenter de recréer l'effet de la chaleur, ils ont alors privé les joueurs d'eau, les obligeant à évoluer en état de déshydratation. Cette méthode s'est révélée contre-productive et le plan n'a pas été un succès. L'anecdote illustre que si une préparation rigoureuse est souvent un atout, elle peut aussi reposer sur des hypothèses erronées et conduire à des résultats inattendus. Elle souligne également que l'adaptation aux conditions locales ne saurait se résumer à des mesures simplistes. L'histoire de la Coupe du monde compte de nombreux exemples de cet ordre, où l'ingéniosité a parfois cédé le pas à l'erreur.