La Russie a mené une attaque de grande ampleur contre Kiev dans la nuit du mercredi 2 juillet, combinant drones et missiles. Selon des témoins, plusieurs déflagrations ont retenti dans différents quartiers de la capitale ukrainienne. Le maire de Kiev, Vitali Klitschko, a indiqué sur Telegram qu’un hôtel situé sur le boulevard Chevtchenko, en plein centre-ville, était en proie aux flammes. Il a également signalé que la ville avait subi une attaque de missiles balistiques.
Le bilan provisoire fait état d’au moins deux morts et d’une quinzaine de blessés, des projectiles ayant touché des immeubles résidentiels. Les autorités locales n’ont pas fourni de décompte final dans l’immédiat.
Cette offensive intervient alors que le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, avait écourté sa visite à Dublin après que les services de renseignement eurent alerté sur l’imminence d’une frappe majeure. « Des informations indiquaient qu’une attaque importante était probable », a-t-il déclaré sans donner davantage de précisions.
Un regain de tensions après les frappes ukrainiennes sur Moscou
Cette attaque russe fait suite à une série de raids de drones ukrainiens qui ont visé Moscou en début de semaine. Moins de deux semaines plus tôt, l’Ukraine avait frappé une grande raffinerie de pétrole dans la région de la capitale russe, dans ce qui a été décrit comme la plus importante attaque de drones contre Moscou depuis le début du conflit en 2022.
Depuis lors, Kiev a développé des drones à plus longue portée et a multiplié les frappes en profondeur sur le territoire russe. Selon une analyse récente du Center for Strategic and International Studies (CSIS), plus de 90 % des pertes russes dans le conflit seraient désormais imputables à des attaques de drones, plutôt qu’à des combats directs entre soldats.
Des infrastructures civiles ciblées
Tout au long de la guerre, la Russie a visé à plusieurs reprises les installations énergétiques et autres infrastructures critiques de l’Ukraine. L’attaque de cette nuit contre Kiev s’inscrit dans cette stratégie. Les secours étaient toujours à l’œuvre mercredi matin pour éteindre les incendies et dégager les décombres.
La communauté internationale n’a pas encore réagi officiellement à ce dernier développement, mais les appels à la désescalade devraient se multiplier. Le conflit, qui dure depuis plus de quatre ans, continue de s’intensifier avec des frappes de part et d’autre sur les capitales respectives.