Le gouvernement russe a annoncé la suspension de ses exportations de kérosène, une mesure destinée à « assurer la stabilité du marché intérieur », selon des responsables officiels. Cette décision intervient à la suite d'une série d'attaques ayant visé plusieurs raffineries situées sur le territoire russe, qui ont perturbé la production de carburant.
Les frappes contre ces sites industriels, qui se sont intensifiées ces dernières semaines, ont endommagé des unités de raffinage et réduit les capacités de traitement du pétrole brut. Face à la baisse de l'offre intérieure et à la crainte d'une pénurie, les autorités ont choisi de limiter les ventes à l'étranger afin de préserver les volumes disponibles pour l'aviation civile et les besoins domestiques. La mesure devrait rester en vigueur jusqu'à ce que la situation se normalise.
Un mois de mai record pour les drones russes
Dans le même temps, l'Ukraine a connu en mai une intensité sans précédent des frappes de drones lancées par l'armée russe. Le nombre d'engins aériens téléguidés déployés contre des cibles civiles et militaires ukrainiennes a atteint un niveau inédit depuis le début du conflit. Les autorités ukrainiennes font état de raids quasi quotidiens, visant notamment la capitale Kiev et des infrastructures énergétiques, provoquant des dégâts matériels et des victimes parmi la population.
Cette escalade dans l'usage des drones intervient alors que Moscou cherche à compenser des pertes en missiles de croisière et à exercer une pression continue sur le système de défense aérienne ukrainienne. Les forces de Kiev disent avoir abattu une large part de ces appareils, mais la densité des attaques complique l'interception systématique.
Des répercussions économiques en cascade
La décision russe de geler les exportations de kérosène pourrait avoir des répercussions sur le marché mondial du carburant d'aviation, même si la Russie n'en est pas le premier fournisseur. Plusieurs compagnies aériennes internationales qui s'approvisionnaient auprès de raffineries russes devront chercher des alternatives, ce qui risque de renchérir les coûts dans un contexte déjà tendu.
Les analystes notent que cette suspension traduit la vulnérabilité croissante de l'infrastructure pétrolière russe face aux capacités de frappe ukrainiennes. Les attaques de drones, qui parviennent à atteindre des cibles situées à plusieurs centaines de kilomètres de la frontière, démontrent une évolution tactique significative de part et d'autre.