L'Administration spatiale nationale chinoise (CNSA) a annoncé l'arrivée de sa sonde Tianwen-2 à proximité d'un astéroïde situé à plus d'un milliard de kilomètres de notre planète. Lancée le 29 mai 2025, l'engin a mis quatre cents jours pour accomplir ce périple interplanétaire. Il se trouve désormais en position d'entamer sa mission principale.
Objectifs scientifiques et collecte d'échantillons
La sonde doit « acquérir des données sur la morphologie, la composition matérielle et la structure interne de l'astéroïde », a précisé l'agence chinoise. Après une phase d'observation et d'analyse, Tianwen-2 tentera de prélever des fragments de roche à la surface du corps céleste. Une fois cette collecte achevée, l'engin amorcera son retour vers la Terre. Il larguera alors un module de rentrée qui livrera les échantillons au sol.
Pourquoi les astéroïdes intéressent-ils les scientifiques ?
Ces corps rocheux, qui orbitent autour du Soleil, sont considérés comme des témoins privilégiés des premiers âges du Système solaire. Leur étude permet d'en apprendre davantage sur les processus qui ont présidé à la formation des planètes. Contrairement à une idée répandue, ce n'est pas leur potentiel danger qui motive ces missions, mais bien leur valeur scientifique.
Une prouesse technique dans un contexte de concurrence spatiale
Si la Chine devient ainsi le troisième pays à réussir un rendez-vous avec un astéroïde lointain, elle n'est pas la première à espérer en ramener des échantillons. Le Japon et les États-Unis ont déjà rapporté avec succès des fragments d'astéroïdes sur Terre. Toutefois, Tianwen-2 marque une nouvelle avancée pour le programme spatial chinois. En 2024, Pékin avait déjà réalisé une première historique en ramenant des échantillons de la face cachée de la Lune.