Neura Robotics, une start-up allemande spécialisée dans la robotique humanoïde, a annoncé avoir levé 1,4 milliard de dollars lors d’un nouveau tour de financement. L’opération a été menée par Tether, l’émetteur du stablecoin USDT, qui devient ainsi un acteur clé du financement de la robotique de pointe.

Ce montant, qualifié de record pour une entreprise européenne du secteur, place Neura parmi les start-up les mieux capitalisées du continent. Les fonds levés doivent permettre à la société d’accélérer la production de ses robots humanoïdes, conçus pour travailler aux côtés des humains dans des environnements industriels, logistiques et de services.

Un investisseur inattendu

La participation de Tether, surtout connu pour son rôle dans l’écosystème des cryptomonnaies, a surpris les observateurs. L’entreprise n’a pas détaillé le montant exact de son engagement, mais a indiqué qu’il s’agissait d’un investissement « stratégique » visant à soutenir « les technologies qui façonneront l’avenir du travail et de l’industrie ». Tether cherche ainsi à diversifier ses activités au-delà des actifs numériques, en misant sur des innovations matérielles à fort potentiel.

Neura Robotics, fondée il y a quelques années, développe des robots capables d’interagir de manière autonome avec leur environnement. La société affirme que ses machines, dotées d’intelligence artificielle, peuvent apprendre des tâches complexes et s’adapter à des situations imprévues, ce qui les distingue des automates industriels classiques.

Un marché en pleine effervescence

Cette levée de fonds intervient alors que le secteur de la robotique humanoïde connaît un engouement sans précédent. Plusieurs grandes entreprises technologiques et fonds d’investissement parient sur une adoption massive de ces robots dans les années à venir, notamment pour pallier les pénuries de main-d’œuvre dans certains secteurs.

Neura Robotics prévoit d’utiliser les capitaux frais pour étendre ses capacités de production, recruter des ingénieurs et intensifier ses efforts de recherche et développement. La start-up vise une commercialisation à grande échelle de ses robots d’ici les deux prochaines années, en priorité sur les marchés européen et nord-américain.

L’annonce a été saluée par les milieux de la robotique, qui y voient un signe de la maturité croissante du secteur. Toutefois, certains experts rappellent que les défis techniques et réglementaires restent nombreux avant que les robots humanoïdes ne deviennent des outils courants dans les usines et les foyers.