Le président des Républicains (LR), Laurent Wauquiez, a plaidé en faveur de l'organisation d'une primaire ouverte au sein de la droite pour l'élection présidentielle de 2027. Dans des déclarations rapportées ces dernières heures, il a estimé que ce scrutin interne devait se tenir dès cet automne, faute de quoi «ce sera trop tard».
L'ancien ministre a justifié son appel par la crainte d'une dispersion des candidatures à droite, un scénario qu'il juge préjudiciable. «La machine à perdre est enclenchée», a-t-il affirmé, en référence aux divisions qui, selon lui, menacent les chances de son camp de remporter le second tour de la présidentielle.
Cette sortie intervient alors que plusieurs personnalités de droite et du centre ont déjà manifesté leurs ambitions pour 2027. Parmi elles, l'ancien commissaire européen Michel Barnier, le président de la région Hauts-de-France Xavier Bertrand ou encore le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin. Aucun de ces prétendants potentiels n'a pour l'heure officiellement annoncé sa candidature, mais les tractations s'intensifient.
Laurent Wauquiez n'a pas précisé les modalités exactes de la primaire qu'il appelle de ses vœux, mais il a insisté sur la nécessité de «sortir du brouillard» et de désigner un candidat unique capable de rassembler. Il a également souligné que le processus devait être suffisamment précoce pour laisser le temps à la campagne de se structurer.
Cette proposition n'est pas nouvelle au sein des Républicains. Le parti avait déjà organisé une primaire ouverte en 2016, remportée par François Fillon, avant l'élection présidentielle de 2017. Toutefois, le dispositif avait été critiqué en interne pour ses effets sur la dynamique de campagne.
La question du calendrier suscite des débats. Certains au sein de la droite estiment qu'une primaire trop précoce risquerait de fragiliser les candidats en les exposant trop tôt aux attaques. D'autres, au contraire, jugent qu'attendre le printemps 2027 serait trop risqué, en raison des délais pour organiser les élections législatives qui suivent la présidentielle.
Pour l'heure, ni le parti Les Républicains ni les autres formations de droite n'ont officiellement réagi à la proposition de Laurent Wauquiez. Aucun calendrier n'a été arrêté, et la décision finale reviendra aux instances dirigeantes du parti, sous réserve d'un éventuel accord avec les autres composantes de la droite et du centre.