À quelques jours du 4 juillet 2026, date du 250e anniversaire de la Déclaration d'indépendance des États-Unis, les célébrations s'organisent aussi bien en Amérique qu'en Europe. Outre-Atlantique, plusieurs initiatives mettent en lumière les liens historiques unissant l'ancienne métropole coloniale et la jeune république, tandis que la France rappelle sa contribution décisive à la naissance des États-Unis.
Dans la City de Londres, des visites guidées sur les traces des pères fondateurs
Dans le quartier financier de Londres, un parcours pédestre temporaire, proposé par l'association des guides officiels de la City, révèle les attaches méconnues entre la capitale britannique et les États-Unis naissants. Le guide Mark Grant conduit les participants devant une statue ancienne représentant l'Amérique sous les traits d'une femme autochtone, arc et flèche en main, coiffée d'une coiffe de plumes. Érigée dès 1712, cette œuvre témoigne, selon lui, de la fascination qu'exerçait alors le Nouveau Monde sur l'imaginaire des Britanniques.
Le circuit inclut également l'église où Benjamin Franklin, futur père fondateur, travailla comme imprimeur, ainsi que les emplacements d'anciens coffee shops où marchands et armateurs négociaient le commerce transatlantique. Les visiteurs, venus des deux côtés de l'Atlantique, y puisent des perspectives contrastées. « Aux États-Unis, on ne connaît qu'un seul récit de cette séparation. Il est important d'entendre d'autres voix que celle que l'on reçoit chez soi, car c'est la version officielle », explique Patricia Windham, une touriste de Chicago venue participer à la promenade.
La Déclaration d'indépendance au cœur des réflexions
Plusieurs manifestations au Royaume-Uni prennent pour point focal le texte fondateur américain. Des lectures publiques de la Déclaration, des expositions et même des ateliers culinaires – comme la fabrication de « apple butter », une confiture de pommes d'origine coloniale – sont organisés pour marquer ce que les historiens nomment le « semiquincentenaire ». Les organisateurs entendent montrer que le 4 juillet ne se résume pas aux feux d'artifice et aux barbecues américains, mais invite à une réflexion élargie sur l'histoire partagée.
La France, alliée de la première heure
De l'autre côté de la Manche, la France souligne son rôle crucial dans la guerre d'Indépendance. Le porte-parole de l'ambassade des États-Unis à Paris, Francisco « Paco » Perez, rappelle que l'aide française – fournitures, armes, troupes – a fait pencher la balance en faveur des insurgents. Le marquis de Lafayette, figure emblématique de cette alliance, fait l'objet d'un regain d'intérêt, plusieurs documentaires et conférences lui étant consacrés ces derniers mois.
Un anniversaire qui dépasse les frontières américaines
Si les festivités battent leur plein aux États-Unis, notamment autour du National Mall à Washington, les célébrations européennes traduisent la portée universelle de l'événement. Au Royaume-Uni comme en France, les commémorations de ce 250e anniversaire offrent l'occasion d'un dialogue historique renouvelé, loin de tout antagonisme, dans un esprit de redécouverte des racines communes.