Les autorités brésiliennes ont fait part de leur souhait d'augmenter significativement leur parc d'avions de combat. Selon des déclarations officielles, le pays sud-américain envisage d'acheter vingt nouveaux chasseurs Gripen au constructeur suédois Saab. Cette intention a été communiquée par le ministre suédois de la Défense, Pål Jonson, qui a précisé que le Brésil se disait disposé à aller au-delà des trente-six appareils déjà livrés.

Des appareils assemblés au Brésil

La production de ces aéronefs additionnels serait réalisée sur le territoire brésilien, comme l'a souligné le ministre Jonson. Cette caractéristique s'inscrit dans la continuité du contrat initial signé en 2014, qui portait sur trente-six Gripen de type E/F pour un montant de 4,5 milliards de dollars (environ 3,9 milliards d'euros). Le ministre brésilien de la Défense, José Múcio, a salué cette perspective, estimant que ces exemplaires supplémentaires témoignaient du bon fonctionnement du partenariat bilatéral. Il a déclaré : "C'est une réussite d'avoir surmonté les difficultés, et nous allons nous employer à renforcer encore davantage ce partenariat."

Un centre de développement conjoint

Les deux nations sont également convenues d'établir au Brésil un centre dédié à la conception de nouveaux systèmes d'équipements pour les avions Gripen. Le montant total ni le calendrier précis de la transaction n'ont été communiqués à ce stade.

Le choix suédois plutôt que français

Cette commande constitue une nouvelle étape dans la coopération militaire entre Brasilia et Stockholm, mais ravive le souvenir de l'éviction du Rafale de Dassault Aviation en 2014. À l'époque, le Brésil avait préféré le Gripen au concurrent français. Une enquête pour corruption présumée avait été ouverte contre l'actuel président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva dans le cadre de ce marché, mais il a été acquitté en 2021 faute de preuves. Selon des estimations établies à partir d'autres contrats de vente de Rafale, une commande similaire de trente-six exemplaires aurait coûté au Brésil entre 9 et 9,72 milliards d'euros.