Dominique Delattre, surnommé « la Vioque », ne figurait plus parmi les personnes activement traquées par les polices européennes. Mercredi 24 juin, cet homme de 63 ans a été appréhendé à Séville, en Espagne, dans le cadre d'une opération menée conjointement par Europol. Son arrestation met un terme à une cavale qui aura duré vingt-six ans.
Un braquage qui a marqué l'Hérault
L'histoire de cette traque remonte au 3 octobre 1997. Ce jour-là, Dominique Delattre et plusieurs complices, membres d'un gang nîmois, prennent d'assaut un fourgon blindé de transport de fonds à Baillargues, dans l'Hérault. L'attaque blesse grièvement un convoyeur. Pour ces faits, Delattre est condamné à vingt ans de réclusion criminelle. Il est incarcéré à la maison d'arrêt de Nîmes.
Une évasion spectaculaire
Le 25 août 2000, après trois années passées derrière les barreaux, il s'évade avec un codétenu. D'après le récit des faits, les deux hommes escaladent un grillage pour accéder au chemin de ronde, puis utilisent des échelles de corde, lancées par des complices postés à l'extérieur, pour franchir le mur d'enceinte. Ils prennent la fuite à bord d'une Peugeot 406 volée, aperçue pour la dernière fois quittant l'aire d'autoroute de Milhaud, sur l'A9.
Une cavale de vingt-six ans
Pendant plus d'un quart de siècle, Dominique Delattre échappe aux recherches. Il figure sur la liste des criminels les plus recherchés d'Europe, établie par Europol, et un mandat d'arrêt européen est émis à son encontre. Son interpellation à Séville, menée par les services d'Europol, devrait déboucher sur sa remise aux autorités françaises une fois la procédure en cours achevée.
Deux Français encore recherchés
Avec l'arrestation de Delattre, deux autres ressortissants français restent activement recherchés par Europol : Mohamed Ounis Mordjane, pour meurtre et narcotrafic, et Karim Ouali, pour meurtre.