La campagne pour l'élection présidentielle du Real Madrid a pris un tour polémique. Enrique Riquelme, l'un des prétendants au poste suprême au sein du club madrilène, a déclaré qu'il parviendrait à recruter l'attaquant norvégien Erling Haaland s'il accédait à la présidence. Cette annonce, faite dans le cadre de sa campagne, a immédiatement suscité une réaction très offensive de la part de Manchester City, club détenteur des droits du joueur.
Les propos de Riquelme ont été jugés infondés par les dirigeants mancuniens. Par la voix de leurs porte-parole, ceux-ci ont catégoriquement démenti ces affirmations, les qualifiant de « mensonges ». Le champion d'Angleterre a tenu à couper court à toute spéculation, réaffirmant que l'attaquant international norvégien n'est pas à vendre et qu'aucune négociation n'est en cours avec qui que ce soit, candidat ou institution.
Cette passe d'armes intervient dans un contexte électoral particulièrement tendu au Real Madrid. Plusieurs candidats se disputent la succession à la tête du club, et les promesses de recrutement de stars internationales sont monnaie courante durant ces périodes. Riquelme a misé sur le nom d'Erling Haaland, l'un des plus grands talents offensifs de sa génération, pour séduire les socios. Il a assuré que son élection serait le déclencheur d'un transfert retentissant.
De son côté, Manchester City s'est montré inflexible. Le club anglais a rappelé que l'attaquant de 25 ans est sous contrat et qu'il constitue une pièce maîtresse du projet sportif des Citizens. La réaction, particulièrement vive, a été rendue publique par des canaux officiels du club, qui a dénoncé une « tentative de déstabilisation » et des « informations fantaisistes ».
Un feuilleton qui pourrait durer
Cette controverse illustre les enjeux du mercato à venir. Haaland, dont la clause libératoire et les ambitions sportives font souvent l'objet de conjectures, reste un joueur très convoité. Toutefois, les positions affichées par l'actuel club du joueur semblent pour le moins dissuasives. L'épisode montre que toute déclaration publique, même en période électorale, peut avoir des répercussions diplomatiques importantes entre grands clubs européens.
Pour l'heure, le Real Madrid, par l'intermédiaire de sa direction actuelle, n'a pas officiellement commenté les propositions de Riquelme. Les socios, qui devront se rendre aux urnes prochainement, sont désormais confrontés à des promesses ambitieuses mais dont la crédibilité est, au moins dans ce cas précis, ouvertement contestée par le club propriétaire du joueur.
Le feuilleton Haaland, qui avait déjà agité les précédents mercatos, semble donc rebondir une nouvelle fois, cette fois-ci sous l'angle politique du football espagnol. Il reste à voir si cette controverse profitera ou nuira à la candidature de Riquelme, et si d'autres candidats répondront sur le même terrain des annonces de recrues.