Le Cockroach Janta Party (CJP) a lancé un ultimatum de sept jours au gouvernement indien pour obtenir le retrait du ministre de l’Éducation, Dharmendra Pradhan. Cette décision fait suite à un rassemblement de grande ampleur organisé samedi à Jantar Mantar, à New Delhi. Le parti estime que l’absence de réponse de l’exécutif, malgré l’affluence des manifestants, justifie désormais un délai butoir.
« Malgré la réponse massive du public, aucune démission ni aucune action du gouvernement n’ont eu lieu. Nous donnons donc sept jours au gouvernement. Soit M. Dharmendra Pradhan démissionne dans les sept jours, soit le Premier ministre Narendra Modi le limoge », a déclaré le parti dans un communiqué. Le CJP a ajouté que si aucune mesure n’était prise sous cette échéance, le mouvement s’étendrait à l’ensemble du pays.
Les origines du mouvement
Ce parti doit son nom à une controverse née lors d’une audience judiciaire. Le juge en chef de l’Inde, Surya Kant, aurait comparé de jeunes critiques du gouvernement à des « cafards » et des « parasites », provoquant une vive indignation parmi la jeunesse indienne. Le CJP, fondé par Abhijeet Dipke, s’est constitué pour canaliser cette colère et réclamer des réformes.
La principale revendication du CJP concerne le ministre de l’Éducation, accusé d’irrégularités dans la tenue d’examens. Pour le parti, « si nous voulons réinitialiser le système éducatif, cela doit commencer par le départ du ministre de l’Éducation. Tant qu’il reste en fonction, nous ne pouvons pas entamer le processus de redressement du système éducatif de ce pays. »
Visite diplomatique en parallèle
Alors que cette crise politique couve, un autre événement notable se déroule dans la capitale indienne. Le ministre indonésien des Affaires étrangères, Sugiono, est arrivé à New Delhi pour coprésider la 8e réunion de la Commission mixte indo-indonésienne avec son homologue indien, Subrahmanyam Jaishankar. Le porte-parole du ministère indien des Affaires étrangères, Randhir Jaiswal, a indiqué que les deux ministres examineraient le partenariat stratégique global entre les deux nations et discuteraient des moyens d’approfondir la coopération bilatérale.
Le gouvernement indien n’a pas encore réagi officiellement à l’ultimatum du CJP. La menace de manifestations nationales plane sur le pays, alors que le parti affirme disposer d’un large soutien populaire. L’issue de cet affrontement dépendra de la réponse des autorités dans les jours à venir.