Le prix moyen du gazole aux États-Unis a atteint 5,01 dollars le gallon, soit une hausse de 7 cents par rapport à la veille, selon les données de l’automobile club AAA. Cette progression de 33 % depuis le début du conflit avec l’Iran ramène le carburant à des niveaux inédits depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie en 2022.

Le litre de gazole avait déjà franchi la barre des 5 dollars en mars, avant de retomber en juin après la signature d’un protocole d’accord entre Washington et Téhéran visant à apaiser les hostilités dans le détroit d’Ormuz, voie maritime stratégique pour le transport pétrolier. Mais la reprise des frappes entre les deux pays dans cette zone a de nouveau paralysé la navigation.

Hausse du diesel et de l’essence

La flambée du gazole ne concerne pas que ce seul carburant. Le prix moyen de l’essence ordinaire aux États-Unis est également repassé au-dessus de 4 dollars le gallon, sous l’effet de l’escalade militaire et des tensions persistantes sur les marchés énergétiques mondiaux. Le gazole, utilisé pour les machines industrielles, le transport commercial et la production d’électricité, a des répercussions sur l’ensemble de l’économie en raison de son rôle clé dans la logistique.

Les capacités de raffinage mondiales se sont par ailleurs contractées. De nombreuses installations qui transforment le pétrole brut en carburants fonctionnent à régime réduit ou ont cessé leur activité, ce qui aggrave la pénurie sur les marchés du diesel et de l’essence par rapport à celui du brut.

Réactions politiques

Le président américain Donald Trump a annoncé le rétablissement d’un blocus naval des ports iraniens et évoqué la possibilité d’exiger des États du Golfe qu’ils investissent aux États-Unis en échange d’une protection militaire lors du transit par le détroit d’Ormuz. Ces déclarations interviennent alors que les frappes ont quasiment interrompu le trafic maritime dans cette zone cruciale.

La situation pourrait continuer à peser sur les prix si le conflit s’envenime et si les capacités de raffinage ne se rétablissent pas. Les analystes redoutent une pression accrue sur les ménages et les entreprises, déjà confrontés à une inflation élevée.