Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a présenté ce mercredi 3 juin au Conseil des ministres des propositions de dissolution concernant deux entités radicales : le groupe d'ultradroite Patria Albiges et le collectif d'ultragauche Front de rue. La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a confirmé cette information lors du compte rendu de la réunion gouvernementale, à Paris.
Une procédure de dissolution pour deux mouvements radicaux
Ces deux formations sont désormais officiellement dans le viseur du gouvernement. La décision s'inscrit dans la continuité de la politique de fermeté menée par l'exécutif à l'égard des mouvances extrémistes. Patria Albiges, groupe nationaliste identitaire, et Front de rue, collectif antifasciste issu de la mouvance d'ultragauche, sont respectivement accusés de prôner et d'inciter à la violence.
Les propositions de dissolution doivent maintenant être examinées par le chef de l'État, Emmanuel Macron, qui aura le dernier mot sur le lancement de la procédure administrative. Si elle est suivie d'effet, cette dissolution entraînerait la disparition juridique des deux structures et interdirait toute activité de leurs membres sous cette appellation.
Un signal politique fort
En visant simultanément une organisation d'ultradroite et une autre d'ultragauche, l'exécutif entend montrer qu'il ne tolère aucune forme d'extrémisme violent. Cette double dissolution intervient dans un contexte de tensions sociales et politiques, où les actes de violence commis par des groupes radicaux sont régulièrement dénoncés par les autorités.
Le gouvernement avait déjà pris des mesures similaires par le passé, notamment à l'encontre de groupuscules d'extrême droite comme l'Œuvre française ou Bastion social, et de mouvements d'ultragauche comme les Black Blocs. Cette nouvelle étape confirme que la lutte contre les violences politiques reste une priorité du ministère de l'Intérieur.