Les forces armées koweïtiennes ont indiqué lundi matin être confrontées à des tirs de missiles et de drones, qualifiant la situation d’« attaque hostile ». Il s’agit de la seconde agression de ce type en l’espace de quelques jours. Jeudi dernier, la monarchie du Golfe avait déjà été la cible d’une attaque similaire, attribuée par les autorités locales à l’Iran. Les Gardiens de la Révolution iraniens avaient alors revendiqué avoir visé une base militaire américaine en représailles à des frappes américaines sur leur territoire.

Une revendication iranienne Ce lundi, les Gardiens de la Révolution ont de nouveau affirmé avoir ciblé une base utilisée par l’armée américaine pour des attaques contre l’Iran. Le communiqué, diffusé par les médias d’État iraniens, ne précise pas la localisation exacte de cette installation. L’armée koweïtienne a pour sa part expliqué que les bruits d’explosion entendus provenaient des systèmes de défense antiaérienne interceptant les projectiles.

Escalade entre Washington et Téhéran Cette nouvelle attaque survient alors que les hostilités entre les États-Unis et l’Iran se poursuivent. Dans la nuit de dimanche à lundi, les deux pays ont annoncé une série de frappes réciproques, portant un nouveau coup aux espoirs de cessez-le-feu pourtant présenté comme imminent par le président américain Donald Trump. Ce dernier, sur son réseau Truth Social, a estimé que l’Iran souhaitait vraiment conclure un accord mais que les critiques des démocrates et de certains républicains rendaient la négociation plus difficile.

Conflit élargi au Liban Parallèlement, Israël a étendu son offensive terrestre au Liban, menant sa plus large incursion dans le pays depuis un quart de siècle. Le Hezbollah, allié régional de l’Iran, a intensifié ses tirs de roquettes sur le nord d’Israël. Selon l’armée israélienne, plus de 300 projectiles ont été lancés sur ses soldats au Liban et dans le nord d’Israël pendant le week-end. La France a demandé une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU, qui doit se tenir dans l’après-midi.

Pétrole en hausse Les marchés pétroliers ont réagi à cette persistance des tensions. Le baril de Brent s’est rapproché des 93 dollars lundi, après avoir clôturé vendredi à son plus bas niveau depuis six semaines. Le West Texas Intermediate s’échangeait autour de 89 dollars.

Confusion autour de la présidence iranienne L’agence Iran International, média d’opposition iranien, a rapporté que le président Massoud Pezeshkian aurait présenté sa démission au Guide suprême, invoquant son manque d’implication dans les décisions et la concentration du pouvoir entre les mains des Gardiens de la Révolution. L’agence Tasnim, citant un responsable anonyme, a démenti cette information, tandis que le conseiller du président, Mehdi Tabatabai, a qualifié ces rumeurs de spéculations propagées par des médias étrangers pour semer la discorde.