Le Mexique a brillamment passé l'écueil du deuxième tour de la Coupe du monde 2026 en dominant l'Équateur sur le score de 2-0, mardi au Stade Azteca de Mexico. Cette victoire permet au pays hôte de mettre un terme à une série noire qui durait depuis 1986, dernière année où la sélection mexicaine avait remporté un match à élimination directe dans un Mondial.
La rencontre, initialement prévue en début de soirée, a été retardée d'une heure en raison d'un violent orage qui s'est abattu sur la capitale mexicaine. Une fois les conditions redevenues favorables, les joueurs de la nation coorganisatrice ont imposé un rythme intense dès le coup d'envoi, multipliant les occasions.
Un premier but venu de Julían Quiñones
C'est l'attaquant Julían Quiñones qui a ouvert le score en milieu de première période. Sur une action collective bien construite, il a expédié une frappe puissante qui n'a laissé aucune chance au gardien équatorien. Le stade Azteca, acquis à la cause locale, a alors explosé de joie.
Avant cela, le Mexique s'était déjà montré dangereux. Raúl Jiménez avait ainsi manqué une tête pourtant bien placée à la septième minute, tandis que le jeune Gilberto Mora, 17 ans, avait vu sa tentative s'envoler à côté du cadre. Ce dernier, titularisé pour la première fois dans un match couperet, est devenu le deuxième joueur le plus jeune à débuter une rencontre à élimination directe en Coupe du monde, derrière le Brésilien Pelé en 1958.
Jiménez inscrit le second but
Quelques minutes avant la fin de la première période, Quiñones s'est mué en passeur décisif. Servi sur un plateau, Raúl Jiménez a doublé la mise d'une frappe précise, portant le score à 2-0. Les célébrations des joueurs et du public ont traduit le soulagement d'une nation entière.
Au retour des vestiaires, l'Équateur, réduit à dix à la suite d'un carton rouge, a tenté de réagir mais n'a jamais réussi à trouver la faille. La défense mexicaine, impériale tout au long de la compétition, a maintenu sa cage inviolée. Les coéquipiers de Raúl Jiménez n'ont en effet pas concédé le moindre but depuis le début du tournoi.
Une malédiction de quarante ans brisée
Cette victoire met fin à une malédiction qui pesait sur le football mexicain. Depuis 1986, année où le pays avait accueilli et organisé la Coupe du monde, la sélection nationale n'avait jamais réussi à franchir le cap des huitièmes de finale. En 1994, 1998, 2002, 2006, 2010, 2014, 2018 et 2022, le Mexique avait systématiquement été éliminé dès le premier tour à élimination directe. Cette série noire est désormais de l'histoire ancienne.
En phase de groupes, le Mexique avait déjà impressionné en remportant ses trois rencontres sans encaisser le moindre but, rejoignant ainsi la France et l'Argentine au rang des équipes au sans-faute. L'Équateur, de son côté, avait terminé troisième de son groupe avec seulement deux buts marqués.
Prochain adversaire : Angleterre ou République démocratique du Congo
Avec ce succès, les hommes de l'entraîneur mexicain se qualifient pour les huitièmes de finale, où ils affronteront soit l'Angleterre, soit la République démocratique du Congo. Les deux formations s'affrontaient dans la foulée pour déterminer laquelle rejoindrait le Mexique au tour suivant. Forts de leur invincibilité en dix matchs mondiaux disputés dans leur enceinte mythique de l'Azteca, les coorganisateurs abordent cette échéance avec une confiance renouvelée.
Le stade Azteca, théâtre de cette rencontre historique, a une nouvelle fois démontré son rôle de forteresse pour la sélection mexicaine. Les supporters, qui avaient bravé l'orage et l'attente, ont été récompensés par une performance aboutie de leur équipe, désormais lancée dans une quête qui pourrait les mener loin dans leur propre tournoi.