Le gouvernement britannique a annoncé la suppression de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) de 5 % qui s'applique aux factures d'électricité des ménages, à compter du 1er octobre. Cette décision intervient moins d'un jour après la prise de fonction du nouveau Premier ministre, Andy Burnham, devenu le septième chef du gouvernement du Royaume-Uni depuis 2016.

L'annonce a été faite avant la première réunion du cabinet présidée par Burnham, qui doit se tenir dans la journée. Le locataire du 10 Downing Street a justifié cette mesure par la nécessité d'offrir aux familles « une marge de manœuvre » face à la persistance de la hausse du coût de la vie, selon les termes employés par son cabinet.

Concrètement, la TVA, qui représentait 5 % du montant de la partie électrique des factures, sera entièrement supprimée. Le gouvernement estime que cette réduction bénéficiera à des millions de foyers à travers le pays. Aucune démarche supplémentaire ne sera demandée aux consommateurs : la baisse s'appliquera automatiquement sur les factures émises à partir du 1er octobre.

Cette mesure fait partie d'un ensemble plus large de réponses à la crise énergétique, même si d'autres éventuelles interventions n'ont pas été détaillées pour l'instant. L'arrivée au pouvoir d'Andy Burnham, qui succède à un gouvernement conservateur, marque un tournant politique. Son premier geste économique, centré sur l'allègement des charges énergétiques, signale une priorité accordée aux questions sociales et au pouvoir d'achat.

Les réactions des partis d'opposition et des associations de consommateurs n'ont pas encore été officiellement formulées, mais certains observateurs s'attendent à un accueil favorable, même si des voix pourraient réclamer des réformes structurelles plus profondes pour stabiliser les prix de l'énergie à long terme. La suppression de la TVA sur l'électricité ne concerne que la composante électrique des factures ; le gaz et les autres sources d'énergie ne sont pas inclus dans cette mesure.

Le geste d'Andy Burnham intervient dans un contexte où le coût de l'énergie pèse lourdement sur les budgets des ménages britanniques depuis plusieurs mois. La décision du Premier ministre de trancher rapidement sur ce dossier fiscal témoigne de l'urgence perçue par son administration. Les prochaines semaines devraient voir d'autres annonces, notamment lors du budget à venir, mais aucun calendrier précis n'a été communiqué.