Une décision familiale officialisée
Le palais de Kensington a confirmé que le prince George, fils aîné du prince William et de Kate Middleton, fera sa rentrée à Eton College en septembre prochain. Âgé de 12 ans, il célébrera son treizième anniversaire en juillet, l’âge requis pour intégrer cet établissement. « Le palais de Kensington confirme que le prince George fréquentera le collège d’Eton à partir de septembre prochain », a déclaré un porte-parole.
Cette annonce met fin à des mois de spéculations sur le futur établissement du jeune prince, qui achève son parcours à la Lambrook School, dans le Berkshire, où étudient également sa sœur Charlotte et son frère Louis.
Un établissement d’élite aux racines royales
Fondé au XVe siècle, Eton College est l’une des écoles privées les plus réputées de Grande-Bretagne. Situé à quelques kilomètres de Windsor, il accueille environ 270 garçons par année scolaire, âgés de 13 à 18 ans. L’internat y est obligatoire : les élèves logent dans l’un des 25 internats, chacun supervisé par un maître de maison, et disposent d’une chambre individuelle.
Le prince George suit ainsi la voie tracée par son père, le prince William, qui y a étudié avant lui. D’autres membres de la famille royale, comme le prince Harry et le comte Spencer, figurent également parmi les anciens élèves. Vingt Premiers ministres britanniques, dont David Cameron, Boris Johnson et Jacob Rees-Mogg, ont été formés dans cette institution. Parmi les anciens célèbres, on compte aussi les acteurs Eddie Redmayne, Dominic West, Damian Lewis et Tom Hiddleston.
Un coût élevé et un mode de vie en pensionnat
Les frais de scolarité s’élèvent à environ 63 000 livres sterling par an, soit près de 73 000 euros, auxquels s’ajoute la TVA récemment imposée par le gouvernement sur les écoles privées. Le pensionnat complet est la seule option proposée : les garçons y étudient, dorment et vivent en semaine, avec des retours possibles en fin de semaine.
Melanie Sanderson, rédactrice en chef du Good Schools Guide, décrit Eton comme une école disposant « d’installations spectaculaires et de vastes terrains », tout en soulignant qu’« en dépit de ses bâtiments anciens, c’est une école moderne à la vision progressive ». Elle ajoute que « la plupart des garçons de 13 ans qui y arrivent en septembre ne peuvent pas savoir ce que la vie adulte leur réserve. Le prince George, quant à lui, fait face à un avenir très particulier, et ses parents, qui ont un choix inégalé d’écoles à leur disposition, ont estimé qu’une éducation à Eton représentait la meilleure préparation pour la vie d’un royal moderne. »
Une tradition et des réactions contrastées
Le prince William, dans une interview donnée à 18 ans en juin 2000, avait confié avoir « vraiment apprécié de pouvoir vivre à Eton comme un élève comme les autres ». Cette déclaration, rapportée à l’époque, témoigne de son attachement à l’établissement.
L’annonce a suscité des réactions partagées sur les réseaux sociaux. La députée Zarah Sultana a interrogé : « Qu’est-ce qui ne va pas avec le collège public local ? Si les écoles publiques sont suffisamment bonnes pour tout le monde, pourquoi pas pour le futur roi ? » De son côté, le député indépendant Karl Turner a ironisé : « Voilà qui le gardera dans le monde réel. » À l’inverse, la conseillère conservatrice Lucy Trimnell a défendu ce choix, estimant que le prince George serait « l’un des garçons de 13 ans les plus célèbres du monde » et que « les écoles publiques n’ont ni les moyens ni l’expérience pour mettre en œuvre la sécurité nécessaire pour le protéger ».
Un avenir sous les projecteurs
Deuxième dans l’ordre de succession au trône, derrière son père le prince William, le prince George va devoir concilier vie de pensionnat et statut médiatique. L’école, habituée à gérer la discrétion, devrait lui offrir un cadre à la fois exigeant et protégé, conformément à la volonté de ses parents.