Le rapport final d’enquête sur le crash du vol Air India 171 à Ahmedabad ne sera pas publié dans le délai d’un an prévu par les règles internationales, en raison de l’inachèvement des expertises sur les réacteurs General Electric équipant l’appareil accidenté. Cette information a été confirmée par des sources proches du dossier.

L’accident s’est produit le 11 juin 2025, lorsqu’un avion de la compagnie Air India s’est écrasé à l’aéroport d’Ahmedabad, dans l’ouest de l’Inde. Le bilan humain et les circonstances précises de la catastrophe n’ont pas encore été officiellement divulgués dans leur intégralité, mais l’enquête technique menée sous l’égide des autorités indiennes est toujours en cours.

Retard lié à l’expertise des réacteurs

Le cœur du problème réside dans l’analyse des moteurs fournis par le constructeur américain General Electric. Les enquêteurs n’ont pas encore achevé l’examen des réacteurs, ce qui bloque la finalisation du rapport. Sans cette pièce maîtresse, il est impossible de déterminer l’enchaînement des faits ayant conduit au crash.

Les règles de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) imposent généralement la remise d’un rapport final dans un délai d’un an suivant l’accident. Ce délai arrive à échéance le 11 juin 2026, soit exactement un an après la catastrophe. Les autorités indiennes, qui dirigent l’enquête, n’ont pas officiellement communiqué sur un nouveau calendrier, mais il apparaît désormais certain que la date butoir ne sera pas respectée.

Ce genre de retard n’est pas exceptionnel dans les enquêtes aéronautiques complexes, particulièrement lorsque des composants techniques majeurs, comme les réacteurs, doivent être expertisés par des laboratoires spécialisés, parfois dans un autre pays. General Electric, basé aux États-Unis, collabore avec les enquêteurs indiens pour fournir toute l’assistance technique nécessaire.

Conséquences pour les familles et la sécurité aérienne

L’absence de rapport final empêche les familles des victimes de connaître les causes exactes du drame et retarde d’éventuelles actions en justice ou en réparation. Elle prive également l’industrie aéronautique de retours d’expérience essentiels pour améliorer la sécurité des vols.

Air India, compagnie publique indienne, a déjà été confrontée à plusieurs incidents graves ces dernières années. Le crash d’Ahmedabad est l’un des plus meurtriers depuis la libéralisation du secteur aérien indien. Les enquêteurs avaient initialement espéré remettre leur rapport avant la fin du premier semestre 2026, mais les difficultés techniques rencontrées dans l’analyse des réacteurs ont mis à mal ce calendrier.

Prochaines étapes

Aucune nouvelle date n’a été avancée pour la publication du rapport. Les sources indiquent que les investigations se poursuivent activement et que les experts travaillent à finaliser l’examen des moteurs. Il est probable qu’un rapport préliminaire ou intermédiaire soit diffusé en attendant le document final.

L’enquête est suivie de près par les autorités de régulation aérienne indiennes, par General Electric, ainsi que par les constructeurs de l’appareil (dont le modèle n’a pas été précisé dans les sources). Le respect des normes internationales de sécurité demeure une priorité, malgré ce retard contraint.