L'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie (Umih) de Paris Île-de-France a officiellement demandé l'annulation de la parade organisée dimanche au Champ-de-Mars pour célébrer le sacre du Paris Saint-Germain en Ligue des champions. Le syndicat professionnel justifie cette requête par les incidents survenus samedi, à l'issue de la finale remportée par le club de la capitale.
Selon l'Umih Paris Île-de-France, des actes de vandalisme ont été commis dans le sillage de la liesse populaire. Une boulangerie aurait été pillée et un restaurant dégradé. Ces faits ont suscité une vive inquiétude parmi les professionnels du secteur, qui redoutent une répétition de ces violences lors du rassemblement du lendemain.
« On aurait aimé faire la fête ce matin », a déclaré un représentant de l'organisation, avant d'ajouter : « On est abattus, en colère. » Le ton est amer : les commerçants et restaurateurs, qui espéraient profiter de l'engouement pour la victoire, se retrouvent confrontés à des dégradations matérielles et à un sentiment d'insécurité.
Des appels à la prudence
L'Umih ne se contente pas de déplorer les faits. Elle interpelle les autorités pour qu'elles prennent des mesures de sécurité renforcées, voire qu'elles annulent purement et simplement le rassemblement prévu au pied de la tour Eiffel. « Nous craignons que la situation ne dégénère davantage si aucune précaution n'est prise », confie-t-on au sein du syndicat.
La finale de la Ligue des champions, qui s'est déroulée samedi soir, a vu le PSG s'imposer pour la première fois de son histoire. Dans la foulée, des milliers de supporters sont descendus dans les rues de Paris pour fêter le titre. Si la plupart des célébrations se sont déroulées dans le calme, quelques incidents isolés ont été signalés, notamment les deux cas cités par l'Umih.
Un contexte tendu pour les commerces
Les commerces de proximité, déjà fragilisés par les conséquences économiques de la pandémie et les mouvements sociaux, redoutent que ces scènes de pillage ne se multiplient. L'Umih rappelle que les dégradations commises samedi ont occasionné des préjudices financiers importants pour les établissements touchés.
La parade officielle, initialement prévue pour honorer les joueurs et le staff, pourrait être compromise si les autorités donnent suite à la demande du syndicat. À ce stade, ni la préfecture de police ni la mairie de Paris n'ont annoncé de modification du programme. Les discussions sont en cours pour évaluer les risques et les mesures de sécurité à déployer.
L'Umih Paris Île-de-France, qui représente les métiers de l'hôtellerie et de la restauration, appelle à une « responsabilité collective » pour éviter que la joie sportive ne se transforme en cauchemar pour les commerçants. Elle espère que sa prise de position sera entendue par les décideurs publics.