Les deux enfants français, abandonnés par leur mère au Portugal il y a plusieurs jours, ont été remis à des membres de leur famille à leur retour en France, a annoncé le parquet de Colmar. Cette décision marque un changement par rapport à la mesure provisoire qui les avait confiés aux services sociaux de la ville alsacienne.
La mère, âgée de 41 ans, et son compagnon, un Français de 55 ans, ont été placés en détention provisoire par la justice portugaise. Ils sont mis en examen pour des faits qualifiés de « mise en danger ou abandon ». L'enquête se poursuit de part et d'autre des Pyrénées.
Retour en France et placement familial
Les enfants sont arrivés sur le territoire français vendredi. Dès leur retour, ils ont été confiés à leurs proches, ont précisé les autorités judiciaires. Aucun détail n'a filtré sur le lien de parenté exact ni sur les conditions d'accueil. Le parquet de Colmar, compétent en raison du domicile de la famille, supervise la situation.
Jusqu'à cette décision, les enfants se trouvaient sous la responsabilité des services sociaux de Colmar, une solution d'urgence mise en place après leur abandon. Leur transfert vers la famille a été organisé en coordination avec les autorités portugaises et françaises.
Procédure judiciaire en cours
La mère et son compagnon, tous deux de nationalité française, sont entendus par les juges portugais. Leur mise en examen et leur détention provisoire suggèrent des charges sérieuses. Les faits se seraient déroulés au Portugal, où la mère aurait délibérément laissé ses enfants sans surveillance. Les circonstances exactes de cet abandon n'ont pas été officiellement détaillées.
L'affaire suscite une attention particulière dans les deux pays. Les autorités consulaires françaises ont été mobilisées pour assurer le suivi des enfants et le respect des procédures. Le ministère public de Colmar suit de près l'évolution du dossier, qui pourrait donner lieu à des poursuites en France selon les chefs d'accusation retenus.
Contexte et précédent
Le 26 mai dernier, une première information avait fait état de la prise en charge des enfants par les services sociaux de Colmar, mesure temporaire destinée à assurer leur sécurité. Cette décision avait été prise en urgence après que les autorités portugaises eurent signalé l'abandon. Le parquet de Colmar avait alors ouvert une enquête pour déterminer les responsabilités.
Le retour des enfants dans leur famille constitue un tournant dans cette affaire. Il intervient après l'évaluation des conditions d'accueil par les services de protection de l'enfance. Les proches ayant recueilli les mineurs ont été jugés aptes à les prendre en charge.
Prochaines étapes
La justice portugaise continue d'instruire le dossier concernant la mère et son compagnon. Une demande d'entraide judiciaire pourrait être formulée par la France si les faits relèvent aussi de la loi française. Du côté des enfants, des mesures de suivi éducatif et psychologique devraient être mises en place par les services sociaux.
L'affaire met en lumière les mécanismes de coopération transfrontalière en matière de protection de l'enfance. Le parquet de Colmar a souligné l'efficacité de la coordination entre les deux pays pour garantir le bien-être des mineurs.