Le tribunal administratif de Bordeaux a annulé le scrutin des dernières élections municipales de Castelmoron-d’Albret, commune de Gironde réputée pour être le plus petit village de France. La décision, rendue cette semaine, fait suite à un recours contestant la régularité du vote.
Deux suffrages seulement séparaient les deux listes en présence à l’issue du dépouillement. Cet écart très faible, dans une localité ne comptant qu’une poignée d’électeurs, a conduit la justice à prononcer l’invalidation du scrutin. Les motifs précis de l’annulation n’ont pas été rendus publics dans le détail, mais la marge infime entre les candidats a probablement joué un rôle déterminant.
Castelmoron-d’Albret, situé dans l’Entre-deux-Mers, est connu pour être la commune la moins étendue de France et l’une des moins peuplées. Lors des élections municipales précédentes, la participation et le nombre de votants y sont toujours très restreints, ce qui rend chaque bulletin particulièrement décisif.
L’annulation du scrutin ouvre une période d’incertitude pour les habitants. La procédure prévoit généralement qu’un nouveau vote soit organisé dans un délai fixé par la loi, afin de pourvoir le conseil municipal et désigner un maire. En attendant, la gestion courante de la commune pourrait être assurée par une délégation spéciale ou par l’ancienne équipe municipale, selon les dispositions applicables.
Cette affaire illustre les difficultés spécifiques aux très petites communes françaises, où le moindre litige électoral peut avoir des conséquences disproportionnées sur la vie locale. Les habitants de Castelmoron-d’Albret devront donc se rendre à nouveau aux urnes dans les mois à venir.