La plus haute juridiction administrative a tranché : Salah Abdeslam ne bénéficiera pas d'un assouplissement de son régime de détention. Le Conseil d'État a rejeté le pourvoi en cassation déposé par le seul membre encore en vie des commandos du 13 novembre 2015.

Le détenu réclamait la fin de l'isolement, l'accès aux unités de vie familiale et la suppression des fouilles intégrales. La demande a été écartée sans audience. Le garde des Sceaux, Gérald Darmanin, s'est félicité de cette décision, y voyant une « victoire importante pour l'autorité de l'État, le travail des agents pénitentiaires et la lutte contre le terrorisme ».

Des menaces proférées à l'encontre du directeur de la prison

Selon l'administration pénitentiaire, le 4 avril, Salah Abdeslam aurait demandé à un autre détenu s'il pouvait obtenir l'adresse du directeur de la prison de Vendin-le-Vieil pour envoyer « deux ou trois gars » afin de provoquer une « catastrophe », sans vouloir « attendre 2086 ». Le terroriste a démenti ces propos.

Plusieurs incidents lors de parloirs

L'administration pénitentiaire a également signalé que plusieurs visiteuses, dont la mère d'Abdeslam, ont tenté de lui remettre des produits interdits lors de parloirs : nourriture, parfum, huile essentielle ou encore un objet en plastique pour massage. Sa mère et sa sœur avaient été arrêtées en avril avant un parloir puis libérées au bout de 48 heures, sans poursuites judiciaires.

Fin 2025, une clé USB remise par une ex-compagne lors d'un parloir avait été découverte. Selon le parquet national antiterroriste, elle contenait de la propagande « d'organisations terroristes, Etat islamique ou Al-Qaïda ». Salah Abdeslam avait alors été placé en garde à vue.

La justice a donc confirmé le maintien des restrictions de parloir, estimant que la « dangerosité persistante » du détenu justifie ces mesures de sécurité.