Un événement inédit dans le viseur de la justice
L’UFC Freedom 250, qui doit se tenir dans la nuit du dimanche 14 au lundi 15 juin dans les jardins de la Maison Blanche à l’occasion du quatre-vingtième anniversaire du président américain Donald Trump, pourrait ne pas avoir lieu. Une plainte fédérale a été déposée devant le tribunal fédéral du district de Columbia par le Public Integrity Project, une organisation de surveillance de la vie publique, afin d’en empêcher la tenue.
Les griefs invoqués
Selon l’association, le ministère de l’Intérieur et le Service des parcs nationaux auraient enfreint la loi fédérale en autorisant un événement sportif privé sur un terrain public sans avoir obtenu l’approbation préalable du Congrès pour les nombreux chantiers requis. Les plaignants soulignent que « l’UFC Freedom 250 est un événement sportif privé à but lucratif planifié, organisé et exécuté par l’UFC, ses partenaires de diffusion et ses annonceurs, et non par le gouvernement fédéral ».
Un possible conflit d’intérêts
L’organisation pointe également un possible intérêt financier direct du président. Les déclarations financières de Donald Trump rendues publiques le mois dernier indiqueraient qu’il détient entre 15 000 et 50 000 dollars (entre 13 000 et 43 000 euros) d’actions de TKO Group Holdings, la société mère de l’UFC, acquises en mars dernier. Ce lien, selon les plaignants, soulève des questions sur la légalité de l’autorisation accordée.
Préparatifs en cours, incertitude juridique
Malgré le recours, aucune annulation n’a été prononcée pour l’heure. L’octogone a déjà été installé sur la pelouse de la résidence présidentielle et les combattants poursuivent leur préparation. Parmi eux, le Français Ciryl Gane doit affronter le Brésilien Alex Pereira pour la ceinture intérimaire des poids lourds. L’issue de la procédure engagée reste en suspens et pourrait rebattre les cartes à quelques jours seulement de l’événement.