Manchester City envisage sérieusement d'engager des poursuites judiciaires contre Enrique Riquelme, candidat à la présidence du Real Madrid, après que celui-ci a brandi un maillot du club espagnol portant le nom d'Erling Haaland lors d'une émission de télévision. Dans cette intervention, M. Riquelme a affirmé qu'une clause dans le contrat de l'international norvégien lui permettrait de le signer s'il remportait l'élection présidentielle.

L'attaquant, qui a accepté un contrat record de neuf ans et demi en janvier 2025, serait selon le candidat désireux de rejoindre la Maison Blanche. Le responsable madrilène a également annoncé que Rodri, le milieu de terrain de City, quitterait le club mancunien pour les 15 fois champions d'Europe. Ces déclarations ont immédiatement suscité une réaction ferme des dirigeants de Manchester City.

Le club de Premier League a qualifié ces propos d'infondés et a indiqué qu'il examinait la possibilité d'engager une action en justice pour protéger ses intérêts. Les avocats de la formation anglaise étudient les options juridiques disponibles, notamment en matière de dénigrement et de perturbation contractuelle. Aucune procédure formelle n'a encore été déposée, mais les dirigeants n'excluent aucune voie.

Cette affaire intervient dans un contexte électoral tendu au Real Madrid, où plusieurs candidats tentent de séduire les socios par des promesses de recrutements spectaculaires. La perspective de voir Haaland quitter Manchester City, même à moyen terme, semble peu réaliste au vu du contrat très long signé il y a à peine plus d'un an. Le joueur norvégien est considéré comme l'un des piliers du projet sportif de Pep Guardiola.

Par ailleurs, Manchester City a également vu une offre de transfert pour le milieu de terrain de Nottingham Forest, Elliot Anderson, être repoussée par le club des Midlands. Cette tentative de recrutement, distincte du litige avec Riquelme, illustre l'activité du champion d'Angleterre sur le marché des transferts.

Les relations entre Manchester City et le Real Madrid, déjà marquées par une rivalité sportive de haut niveau, pourraient se tendre davantage si la menace de poursuites se concrétise. Le club madrilène, de son côté, n'a pas officiellement commenté les déclarations de son candidat ni les menaces de poursuites. Enrique Riquelme n'a pas non plus réagi publiquement aux dernières annonces de Manchester City.

Une clause controversée

L'existence d'une clause permettant un départ anticipé de Haaland n'a jamais été confirmée par Manchester City. Le club assure que le contrat signé en janvier 2025 lie le joueur au club anglais pour la quasi-totalité de sa carrière sportive. Les observateurs estiment qu'il s'agit d'un élément de campagne électorale davantage que d'une réelle option contractuelle.

Implications juridiques

Les spécialistes du droit sportif considèrent qu'une action en justice pour dénigrement pourrait prospérer si Manchester City parvient à démontrer que les affirmations de Riquelme nuisent à ses intérêts économiques ou à son image. La jurisprudence en la matière reste toutefois limitée, et une procédure pourrait s'étaler sur plusieurs mois.

En attendant, l'attaquant norvégien continue de s'entraîner avec Manchester City et aucun signe de mécontentement n'a filtré. La direction du club, elle, a clairement indiqué qu'elle ne tolérerait aucune tentative de déstabilisation de son effectif, qu'elle vienne d'un candidat à une élection ou de toute autre partie.

L'élection présidentielle du Real Madrid se tiendra dans les prochains mois. Enrique Riquelme fait partie de plusieurs postulants cherchant à succéder à Florentino Pérez, dont le mandat actuel court jusqu'en 2027. La promesse de recruter Haaland et Rodri est l'un des arguments de campagne les plus audacieux jamais avancés dans l'histoire du club.