L'Iran fait son entrée dans la Coupe du monde 2026 ce lundi à Los Angeles, face à la Nouvelle-Zélande, dans des circonstances sans précédent. Jamais dans l'histoire du tournoi, longue de près d'un siècle, une nation en guerre contre le pays hôte n'avait disputé un match sur son sol. Le coup d'envoi de cette rencontre du groupe G est prévu à 18 heures, heure locale (01h00 GMT mardi).
Les préparatifs de l'équipe iranienne ont été gravement perturbés par le conflit qui oppose Téhéran aux États-Unis et à Israël depuis fin février. La sélection, dont la participation a été incertaine durant des mois, a dû déplacer son camp d'entraînement de Tucson, en Arizona, vers Tijuana, au Mexique, pour se conformer aux restrictions imposées par les autorités américaines. Elle doit parcourir la frontière pour chacun de ses trois matchs de poule, tous programmés aux États-Unis.
Un contexte politique et sécuritaire tendu
La ville de Los Angeles et la Californie abritent la plus importante diaspora iranienne hors du pays. Ce match se déroule donc dans une atmosphère chargée, où les sentiments de la communauté sont partagés entre soutien à l'équipe nationale et opposition au régime de Téhéran. Des restrictions strictes encadrent les déplacements et le lieu de résidence des joueurs iraniens sur le sol américain.
Les récents rapports faisant état de progrès dans les négociations visant à mettre fin au conflit n'ont pas apaisé les tensions. Une rencontre diplomatique est attendue ce week-end.
Un défi sportif pour les deux équipes
Sur le plan sportif, l'Iran et la Nouvelle-Zélande ne se sont jamais affrontés en Coupe du monde. Les Néo-Zélandais, surnommés les « All Whites », participent à leur premier Mondial depuis 2010 et n'ont encore jamais remporté la moindre rencontre dans la compétition. Ils chercheront à créer la surprise face à une équipe iranienne qui compte dans ses rangs l'attaquant vedette Mehdi Taremi. Le match se déroule au Los Angeles Stadium.