Accusation de tromperie

Mediapart a pris la parole, le 13 juin 2026, pour dénoncer ce qu'il qualifie de tromperie de la part de la chaîne CNews. Le site d'investigation reproche à la chaîne d'avoir diffusé un entretien avec Marine Turchi, l'une de ses journalistes, sans avoir obtenu son accord. Cet entretien aurait été inclus dans un reportage consacré à l'affaire Patrick Bruel, sans que la personne concernée ou son employeur en aient été informés au préalable.

Origine de l'entretien

Selon les informations disponibles, Marine Turchi, journaliste de Mediapart à l'origine des révélations sur l'affaire Patrick Bruel, avait initialement accordé une interview à un média belge, RTL Belgique. C'est cet entretien, réalisé pour un autre support, que CNews aurait repris et diffusé dans le cadre de son propre programme, sans solliciter l'autorisation de la journaliste ni de Mediapart.

Réactions et implications

Mediapart a fait savoir que cette diffusion s'est faite « sans notre consentement ». Le site d'information dénonce un procédé déloyal, qui méconnaît les règles élémentaires de la reprise de contenu entre médias. Cette affaire soulève des questions sur les pratiques de reprise d'interviews et le respect des droits des journalistes et de leurs rédactions. Elle intervient dans un contexte où les tensions entre médias concurrents sont régulièrement observées, et où les questions de propriété intellectuelle et de déontologie sont au premier plan.

L'affaire Patrick Bruel, qui a été mise au jour par les investigations de Mediapart, continue donc d'alimenter des controverses, cette fois-ci non plus sur le fond de l'affaire elle-même, mais sur la manière dont elle est traitée médiatiquement.

Contexte plus large

Cet incident illustre les enjeux autour de la circulation de l'information et de la reprise des contenus journalistiques. Alors que les médias sont de plus en plus nombreux à rivaliser pour l'audience et l'exclusivité, les cas d'utilisation non autorisée de travaux réalisés par d'autres rédactions tendent à se multiplier. Mediapart, en portant cette accusation, entend rappeler l'importance du respect des droits d'auteur et du consentement dans le monde des médias.