Les enquêteurs ont procédé à l'interpellation d'un individu dans le cadre de l'affaire concernant le décès d'Ann Widdecombe. L'ancienne ministre conservatrice et porte-parole du parti Reform UK, âgée de 78 ans, avait été découverte sans vie à son domicile situé dans la région de Dartmoor, jeudi matin.
Quelques heures après l'annonce de l'ouverture d'une enquête pour meurtre, les forces de l'ordre du Devon et des Cornouailles ont confirmé avoir placé en détention un suspect de 26 ans. Il s'agirait d'un homme de nationalité britannique, de type caucasien. Les investigations, menées à un rythme soutenu selon les autorités, se trouvent encore à un stade précoce.
La piste terroriste écartée
Matt Longman, représentant de la police locale, a indiqué que les premières vérifications avaient permis d'écarter l'hypothèse d'un acte terroriste. Après avoir consulté les services antiterroristes dans le cadre des investigations préliminaires, les enquêteurs estiment que les faits ne présentent pas de caractère politique. Cette précision vise à dissiper les interrogations nées du profil public de la victime.
La police avait auparavant lancé un appel à témoins, décrivant l'auteur présumé comme un homme blanc. Peu après, l'arrestation a été rendue publique. Aucun élément n'a filtré quant au mobile potentiel de ce crime.
Des réactions politiques
L'annonce de la mort violente de cette personnalité politique a suscité une vive émotion au sein de la classe politique britannique. Le Premier ministre Keir Starmer et la dirigeante du Parti conservateur, Kemi Badenoch, ont chacun exprimé leur stupeur à travers des déclarations distinctes. Tous deux ont salué la mémoire d'une femme qui a marqué la vie politique du pays.
Le parcours d'une figure controversée
Ann Widdecombe avait occupé des fonctions ministérielles sous les gouvernements conservateurs des années 1990. Connue pour son franc-parler et sa rigueur morale, elle avait gravi les échelons au sein du parti jusqu'à devenir une figure de proue de l'opposition aux côtés de William Hague. Par la suite, elle s'était rapprochée du mouvement souverainiste mené par Nigel Farage, devenant l'une des voix publiques de Reform UK. Sa carrière médiatique et son engagement politique en avaient fait une personnalité aussi respectée que clivante.
L'enquête se poursuit pour déterminer les circonstances exactes de ce drame. Le suspect reste en garde à vue.