Le tueur en série Francis Heaulme a formé un recours contre l’ordonnance de renvoi devant la cour d’assises des Hauts-de-Seine pour le meurtre de Jean-Joseph Clément, un agriculteur tué en 1989 à Bédarrides, dans le Vaucluse. Cette information a été confirmée par une source judiciaire, indiquant que le condamné a déposé un appel dans les délais légaux.

L’affaire remonte à juin 1989, lorsque le corps de Jean-Joseph Clément, âgé de 47 ans, avait été retrouvé près de sa ferme, à Bédarrides, une commune située à une dizaine de kilomètres d’Avignon. Le décès, provoqué par des coups portés à la tête, était resté non élucidé pendant des décennies.

Ce n’est que récemment que les investigations ont été relancées, notamment grâce aux progrès de la génétique et aux recoupements réalisés par les enquêteurs de la cellule de ranimation des affaires non résolues. En juin 2026, une juge d’instruction a ordonné le renvoi de Francis Heaulme devant une cour d’assises, estimant les charges suffisantes pour qu’il réponde de ce crime.

Francis Heaulme purge actuellement plusieurs peines de réclusion criminelle pour une série de meurtres commis entre les années 1980 et 1990. Surnommé « le routard du crime », il avait déjà été condamné à la perpétuité pour plusieurs assassinats, notamment ceux de deux enfants à Montigny-lès-Metz en 1986. Il est également impliqué dans d’autres dossiers non résolus.

L’appel formé par ses avocats devrait être examiné par la chambre de l’instruction de la cour d’appel concernée. Si ce recours était rejeté, le procès pourrait se tenir à Nanterre, siège de la cour d’assises des Hauts-de-Seine. Si la chambre de l’instruction donnait raison à la défense, la procédure serait renvoyée devant le pôle de l’instruction.

Le meurtre de Jean-Joseph Clément fait partie des dossiers dits « froids » que la justice tente de résoudre avec les moyens techniques modernes. La compagne de la victime, présente au moment des faits, avait été grièvement blessée mais avait survécu, ce qui avait permis de recueillir des éléments sur l’agression.

La défense de Francis Heaulme n’a pas formulé de commentaires publics sur le fond de cette nouvelle procédure. De son côté, le parquet n’a pas communiqué sur la décision de renvoi.