L’UFC Freedom 250, événement d’arts martiaux mixtes organisé dimanche soir dans l’enceinte de la Maison Blanche, a été le théâtre d’une polémique inattendue. Après avoir battu Derrick Lewis par TKO au deuxième round, le combattant Josh Hokit a tenu des propos outranciers à l’encontre de Michelle Obama, ancienne Première dame des États-Unis.
Interrogé au micro par le commentateur Joe Rogan, Hokit a d’abord lancé une série de déclarations provocatrices avant de conclure par : « Michelle Obama est un homme ! J’ai pas raison, l’Amérique ? ». Stupéfait, Joe Rogan est resté silencieux quelques secondes avant d’écourter l’interview.
Cette affirmation s’inscrit dans une longue série de désinformations transphobes qui circulent depuis le premier mandat de Barack Obama. La rumeur, plusieurs fois réfutée, a également visé d’autres compagnes de dirigeants ou femmes politiques. Elle resurgit régulièrement dans les sphères complotistes et sur les réseaux sociaux.
Quelques minutes après son combat, Josh Hokit a remis au président Donald Trump le collier de vainqueur qu’il venait de recevoir. Le chef de l’État a accepté le présent et a applaudi le sportif. La Maison Blanche elle-même a diffusé une image de cet échange sur son compte officiel, suscitant des réactions contrastées.
Le combattant, connu pour ses déclarations souvent polémiques, en était à sa quatrième victoire consécutive. L’organisation de l’UFC à la Maison Blanche, sous l’égide de Donald Trump, avait déjà fait couler beaucoup d’encre. Ce nouvel incident relance les critiques sur le mélange des genres entre sport, politique et désinformation.