Le compte à rebours est lancé. Dans sept jours, le 11 juin, le Mexique affrontera l'Afrique du Sud pour le match d'ouverture de la Coupe du monde de football 2026. Mais pour les supporters désireux de vivre l'événement en direct, la facture s'annonce salée. Billets, vols, hôtels : tous les postes de dépenses atteignent des sommets inédits.

Des billets à des prix vertigineux

Selon une étude de la plateforme de revente SeatPick, le billet le plus cher jamais vendu pour un match de phase de groupes du tournoi a atteint plus de 17 000 euros. Il ne s'agit pas d'une rencontre des pays hôtes – Mexique, États-Unis ou Canada – mais d'une affiche entre deux favoris : l'Espagne et l'Uruguay, prévue le 27 juin. Ce montant illustre l'ampleur de la flambée des prix sur le marché secondaire.

Pour les matches de l'équipe de France, qui se déroulent tous aux États-Unis, les tarifs sont également très élevés. Le sésame le plus cher pour le premier match des Bleus face au Sénégal, le 16 juin, s'est envolé à 4 683 euros. Le troisième et dernier match de poule, contre la Norvège d'Erling Haaland le 26 juin à Boston, a vu son billet le plus onéreux grimper à 5 767 euros. En revanche, la rencontre contre l'Irak le 22 juin à Philadelphie a été plus accessible, avec un record de vente à 980 euros.

La finale, qui se tiendra le 19 juillet au MetLife Stadium de New York, n'échappe pas à cette inflation. Le prix d'entrée minimum est estimé à 2 790 dollars, tandis que les meilleures places atteignent 6 370 dollars, soit environ 5 475 euros. Ces chiffres confirment que l'édition 2026 est en passe de devenir la Coupe du monde la plus chère de l'histoire.

Transports et hébergements : un casse-tête financier

Au coût des places s'ajoutent ceux du voyage et du logement. Les supporters venant d'Europe, notamment de France, doivent composer avec des prix de vols transatlantiques en forte hausse à l'approche du tournoi. Les billets d'avion vers les grandes villes américaines – New York, Boston, Philadelphie, Los Angeles – ont vu leurs tarifs grimper, rendant le déplacement plus onéreux encore.

Côté hébergement, la situation est tout aussi tendue. Dans les métropoles accueillant les rencontres, les prix des hôtels et des locations saisonnières ont bondi. Les supporters doivent souvent réserver plusieurs semaines à l'avance pour obtenir des tarifs encore supportables. La dispersion des sites – seize stades répartis sur trois pays – complique également la logistique et multiplie les frais de transport interne.

Un Mondial sous le signe du luxe

Cette flambée généralisée des coûts interroge sur l'accessibilité de l'événement. Alors que la Fédération internationale de football association (Fifa) mise sur des recettes records, estimées à plus de 11 milliards d'euros, ce sont les spectateurs qui paient la note. Entre les prix délirants sur le marché secondaire, la hausse des tarifs aériens et la cherté des logements, assister à la Coupe du monde 2026 est devenu un privilège réservé à ceux qui peuvent se permettre de dépenser plusieurs milliers d'euros.

Le début de la compétition, dans une semaine, donnera un premier aperçu de l'affluence réelle dans les stades. Les organisateurs espèrent des stades pleins, mais les tarifs pratiqués pourraient décourager une partie des supporters, en particulier ceux des classes moyennes. La question de la démocratisation du sport – et de son corollaire, la fidélisation des supporters – se pose avec acuité pour cette édition nord-américaine.